mon_combat_pour_vivre_libre:l'anorexie au delà des apparences

le combat d'une vie contre la perversité d'une maladie nommée anorexie mentale que j'aurais voulu ne jamais connaître

17 août 2008

la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille...suite...

L’angoisse m’a épuisée, je culpabilise malgré tout d’avoir laissé ma mère comme ça…j’ai l’étrange sentiment de l’avoir abandonnée…et je me sens complètement paumée…dans la soirée, mon oncle appelle pour savoir si je suis bien là…je crois que si je n’y avais pas été, il aurait été capable de faire un aller retour depuis le midi rien que pour venir me chercher…il m’assure que je viens de faire un pas immense dans le combat contre cette maladie…alors pourquoi je culpabilise tant, la pensée de ma mère découvrant que je suis partie obséder…malgré tout, je me sens un peu mieux, plus sereine même si je trouve difficilement le sommeil cette nuit-là…le lendemain, je reçois un sms de celui qui… : je suis passée te voir chez ta mère, tu n’y étais pas, tant pis ce sera pour une autre fois…pfff, je lui réponds impulsivement qu’il vaut mieux que je sois partie car beaucoup de choses auraient fini mal…et puis, je vais voir mon pére à l’hôpital, son état de santé s’étant amélioré, il vient juste d’être transféré dans les vosges, je souris difficilement, il m’agace déjà et à nouveau je me culpabilise…dans la soirée, c’est au tour de ma sœur de se manifester : ma mère vient de l’appeler comme une furie pour avoir les numéros de téléphone de ma mère et de mon oncle…ma sœur s’inquiéte car à croire ma mère je serais mourante…je la rassure non je suis bel et bien en vie…-je n’ose rajouter un : malheureusement…dure journée, heureusement que ma mère est extraordinaire et, en parlant, parvient à m’apaiser…le lendemain, à bout j’appelle Héléne de l’association pour avoir des nouvelles concernant cette fameuse hospit, parler de mes bilans sanguins qui me semblent pas top, et parler un peu de tout ce qui se passe en ce moment…mais quelle surprise quand elle m’annonce qu’elle sait que je suis partie : ma mère a appelé le matin même, et par chance-ou malchance pour elle-, elle est tombée sur le pr rigaud…qui ne lui a pas laissé un long temps de parole avant de conclure que de toutes façons, je serais hospitalisée mais il n’y a pas de lit pour l’instant et qu’étant majeure, cette hospit ne concernait que moi…apprendre ça me met hors de moi…nous discutons un long moment avec Héléne elle aussi est d’avis que j’ai fait un immense pas en partant de chez ma mère et m’interdit d’y retourner avant l’hospit et d’ailleurs je ne remercierai jamais assez cette femme elle aussi extraordinaire pour ses mots, sa disponibilité et son écoute…il est convenu que je dois lui faxer les bilans sanguins, et la rappeler le lendemain pour avoir l’avis du pr rigaud…comme convenu, je la rappelle, et là, Héléne m’apprend qu’après avoir parlé à son mari de mon appel, il lui a dit qu’en fait ma mère avait osé dire que c’était elle qui m’avait demandé de partir car elle ne me supportait plus…ça me met dans une colère immense, et une nouvelle crise d’angoisse se profile, ça ne cessera donc jamais…jusqu’ou ira-t-elle ?!….je me mets à paniquer…une seule idée en tête…heureusement ma mère arrive, nous parlons, et finit une nouvelle fois par m’apaiser même si elle m’apprend que le matin même ma sœur est allée voir ma mère pour lui dire ses 4 vérités…je ne veux pas que ma sœur et ma mère -dont l’entente n’est déjà pas excellente-se froissent à cause de moi…je me sens de plus en plus paumée d’autant qu’Héléne m’a appris que l’hospit n’aura lieu finalement que fin octobre en raison du retard des agréments…et qu’il y a le double de patientes par rapport aux capacités d’accueil…enfin, je me sens plus sereine par rapport à cette hospit, je me sens plus en mesure d’attendre, même si j’espère finalement et illusoirement espère pouvoir m’en passer, car je suis enfin entourée et peut-être pour la première fois de ma vie de personnes saines…je réalise peu à peu à quel point ma mère et ses idées ont pu me détruire bien que j’ai toujours nié le contraire…les paroles de mr rigaud résonne dans ma tête : ta mère veut ta peau, elle en veut à ta peau, elle ne veut pas que tu guérisses, ton anorexie l’arrange beaucoup trop… mais alors pourquoi en apparence se plaint-elle sans cesse qu’elle doit s’occuper de moi et ne peut mener une vie de femme sereine…comment ai-je pu laisser les choses se tramer ainsi pendant 32ans, ma mère a toujours tout décidé pour moi, parler pour moi, désirer pour moi, choisi pour moi, et moi je n’ai jamais rien dit car je pensais qu’elle voulait mon bien…je reste convaincue qu’elle souhaite plus que tout mon bien mais un bien qui ne correspond pas à ma conception du bien mais uniquement à la sienne…je réalise avec beaucoup de mal l’étendue des dégâts de 32ans de bourrage de crâne…et moi qui me sentais responsable de son bonheur pour l’avoir déçue en naissant…comment ?!…et toujours pas de nouvelles de lui…j’ai mal, si mal…je ne pensais pas qu’aimer faisait si mal…et une nouvelle pensée obséder : que ma mère n’ait l’idée de venir jusqu’ici, elle n’est plus à ça prés maintenant et je la crois capable du pire…sans me douter que demain arriverait le pire du pire…en effet, dans l’après-midi, je reçois un sms de lui, je n’ose pas le lire une sorte d’appréhension, d’intuition, sans doute…je finis par m’y résoudre : mon intuition ne m’avait pas trompée pour une fois…j’apprends que ma mère a encore fait des siennes : elle est allée chez lui, elle lui a dit que je lui avais demandé de lui dire qu’elle savait tout…il m’en veut comme si ça n’était pas déjà assez compliqué avant…et évoque son mal de vivre –nouveauté…-semblant dire que c’est de ma faute et me demande de ne plus écrire…bravant l’interdit, je réponds que j’ignore ce que ma mère a bien lui dire et que je m’en moque de toutes façons, elle en a dit et fait assez ces derniers jours mais qu’en revanche, je  l’ai juste autorisée à lui dire qu’elle savait puisqu’elle se plaignait de ne plus savoir comment faire avec lui depuis qu’elle avait deviné que…depuis un lourd silence s’est abattu entre nous ce que je vis plus que mal…il faudrait que je parvienne à faire le deuil de cette relation impossible mais j’en suis incapable.  La semaine se termine plus calmement malgré l’annonce du retour de mon père chez ma mère et que j’appréhende quelque peu, j’ai tellement peur de ne pas supporter sa présence…et je dois avouer qu’aujourd’hui, dimanche quelques jours après son retour mes craintes se révèlent plus qu’exactes…il m’agace au plus haut point, je ne sais comment me comporter, je supporte mal le simple fait qu’il pose son regard sur moi, ce besoin de faire toujours du bruit, cet air béat à chaque chose que je fait ou dis, cet air enfantin et mièvre quand j’essaie d’évoquer le passé pour expliquer ce que je vis aujourd’hui…cet air innocent, comme s’il n’était responsable de rien…hors même si je découvre péniblement ces derniers temps que ma relation à  ma mère est bien plus conflictuelle que je ne le pensais, je reste persuadée qu’il a aussi une partie des torts dans cette situation…alors oui j’en veux à l’un comme l’autre car on ne reste pas avec quelqu’un plus de 25ans dans ces conditions, dans cette ambiance, dans cette famille qui n’en avait que le nom, on ne fait pas 2 enfants, on ne construit pas une maison, on ne fait pas comme si tout allait bien, on ne donne pas l’illusion que, on ne…, on ne …et on n’attend pas de découvrir naïvement que cette situation à été l’un des facteurs du naufrage dans l’anorexie de leur fille…quand on est adulte et responsable…non on attend pas cet élément pour ouvrir les yeux et agir…et surtout on ne s’en plaint pas des années après, on ne joue pas à travestir la réalité comme ça arrange, on ne rejette pas les torts sur l’autre, on ne…, on ne …, encore 16ans après…

Voilà, je n’accuse ni l’un, ni l’autre, s’il y avait un coupable se serait sans doute cette situation malsaine qui a perduré bien trop longtemps et que sur laquelle personne n’a eu le courage d’ouvrir les yeux…

Maintenant, je précise également que j’assume ce que j’écris, je ne prétends pas écrire la vérité, j’évoque juste ce que je peux ressentir actuellement et toute personne qui viendrait à lire ces propos ne le fait que par sa propre volonté-les éventuels visés se reconnaîtront sans aucun doute- et en cela, personne n’a à me juger, ni me critiquer…je n’oblige personne à lire tout ça, mais que ceux qui me lisent assument de me lire…c’est un peu confus comme précision, mais je sais que les concernés comprendront…ou joueront les innocents aux mains pleines mais ça c'est leur probléme, moi je voudrais simplement pouvoir enfin vivre...enfin...

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14 août 2008

la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille...

Non la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille…après presque un mois plus que mouvementé, je peux enfin me poser devant l’écran et si c’est expliquer ce mois de silence, exprimer un peu tout ce qui s’est passé depuis là…écrire me soulage de ce trop plein de je-ne-sais-quoi, ça m’a manqué mais je n’oblige personne à me lire…alors par où commencer ?…par là où je m’étais arrêtée la dernière fois…ces vacances tellement bénéfiques pour moi alors que je ne m’y attendais vraiment pas…passons sur cette relation compliquée et complexe avec mon père…moi qui ne voulais pas partir, j’aurais vraiment eu tort car j’ai pu faire la connaissance de 3 personnes de ma famille qui sont vraiment extraordinaires mais dont on m’avait toujours parlé vaguement : les relations conflictuelles de mon père avec son frère, sa femme un peu spéciale, un cousin dont j’ignorais tout…et franchement, je serais vraiment passé à côté d’une immense richesse si je n’avais eu l’occasion de faire leur connaissance et juger de mes propres yeux…des gens simples, qui dégagent tant, qui donnent tant, qui n’attendent rien en retour, qui ne se posent pas toutes ces questions, des gens vraiment extraordinaires…contrairement à ce que j’imaginais d’après ce qu’on avait pu me dire d’eux…donc très vite des liens se sont tissés, des discussions très riches et bénéfiques pour moi, très vite je me suis vraiment à l’aise chez eux, vraiment bien, l’amie de mon père -elle aussi une personne extraordinaire mais je le savais déjà… !-n’en revenait pas de me voir enfin sourire…un vrai sourire pas celui qu’on affiche pour faire plaisir et pour masquer un mal-être certain…certes ces problèmes déjà trop vécus restaient beaucoup trop présents…mais le temps là-bas prenait une autre dimension, les choses glissaient et se déroulaient sans trop de questions, tout simplement…je ne pense pas que ce soit uniquement dû au climat, à une ambiance vacancière…non ça j’en suis sure…donc tout allait bien si ce n’est la présence de mon père que j’avais du mal à accepter et l’absence d’un être cher à mon cœur qui se faisait souvent trop lourdement sentir…et puis peu de temps avant la date de notre retour, il y a eu cet incident : l’état de santé de mon père n’allait qu’en se détériorant, il refusait de l’admettre jusqu’à ce que son amie prenne les choses en main et lui fasse faire une prise de sang : un taux de potassium qui avait doublé par rapport au seuil maximum de la normale qui l’a conduit directement aux urgences ce jeudi matin…bien sûr, je me suis mise à me culpabiliser : d’une part, gênée que mon père crée du soucis à tout le monde et d’autre part, je me sentais responsable de la dégradation de sa santé du fait que nos rapports étaient plus que tendus et quasi-inexistants… je décidai donc d’aller me promener comme à mon habitude toujours pour apaiser cette angoisse anorexique -omni-présente- en pleine canicule, je ne me rendais pas vraiment compte de la chaleur ayant toujours froid…et à mon retour, ma tante me donne les derniéres nouvelles de mon père, il est en réanimation, mais en de bonnes mains, elle me propose alors d’aller faire un tour à Nîmes pour ne pas trop rester à la maison à attendre des nouvelles mais voilà, que je commence à me sentir mal-sentations trop connues : nausée, vertiges, la tête tourne, je vois des étoiles- et l’air de rien je me mets assise pensant que ça va passer…sauf que ça ne se passe pas, je fais soudainement un malaise vagal qui me conduit directement…aux urgences comme mon père, le matin même…et de nouveau les mêmes questions, les mêmes mots : état de dénutrition avancé, déshydratation, hyponatrémie, bradycardie, hypotension, hypoglycémie…ils veulent me garder un peu, je commence à angoisser à cette idée…je veux partir…à 1h du matin, ils me relâchent enfin…ouf je ne passerai pas la nuit là…les jours suivants, je retrouve mes petits repéres, en faisant un peu plus attention à la chaleur mais mon oncle et ma tante me font confiance et me laissent vivre comme je le souhaite, j’adapte juste mes horaires au climat et je fais attention à bien m’hydrater et resaler mon alimentation. L’état de santé de mon père reste préoccupant mais va en s’améliorant malgré tout, il prend conscience de la nécessité de se soigner, tout le paradoxe étant là : il doit impérativement perdre du poids, je dois impérativement prendre du poids…s‘il savait à quel point je préférerais être à sa place et je me doute que lui préférerait être à la mienne…c’est idiot à dire mais je me sens encore mieux depuis qu’il est à l’hôpital, je m’ouvre et souris plus facilement, tout le monde le remarque…la culpabilité m’assaille mais c’est bel et bien la réalité…je ne peux pas le nier…d’autre part, nos vacances finissent par se prolonger un peu du fait de la situation…je profite pleinement de ces quelques jours mais déjà l’angoisse du retour se fait lourdement sentir…et dire que je ne voulais pas partir…la veille du retour, on plaisante encore sur le fait que je reste éventuellement encore un peu là : "il y’en a pour 5 min à sortir ta valise de la voiture…"mais je n’ose pas, je me sens gêner de dire oui, ils me laissent partir en me faisant promettre de revenir …et puis le retour…je n’ai pas osé…tout comme je n’ose pas rester chez ma belle-mére comme elle me le propose gentiment…ma mére m’attend bien entendu…j’arrive chez elle en fin d’après-midi exténuée par le voyage, tout comme je me rapproche de celui qui a pris mon cœur depuis plus d’un an maintenant et dont je suis sans nouvelles depuis plus d’une semaine…ma mére m’attend, en effet, mais moi je ne m’attendais pas à cet accueil : silence de mort et regard sur mes bras dénudés qui me glacent d’emblée…elle finit par lâcher un "vu ce que je vois il était temps que tu reviennes…"en quelques minutes, tout le bienfait des vacances s’effondre…le contraste n’est pas que climatique…mon sourire s’efface et laisse place à un regard triste et vide qu’elle me reproche une nouvelle fois…"on dirait que c’est moi qui te fait cet effet-là…"qui sait… ?s’ensuit une discussion plus que tendue…et déjà cette question qui arrive trop vite, tôt : "qu’est-ce que tu veux manger ?" mon "j’sais pas" l’agace…et voilà, ça recommence, ça y est là, tout s’est effondré…je sens que je ne vais pas tenir longtemps face à ce regard qui me glace…mais que faire…j’essaie d’en parler avec elle…j’évoque l’idée d’aller chez ma belle-mère…puisqu’elle semble ne plus supporter de me voir…elle le prend plutôt mal…le chantage affectif bat son plein, si je m’en vais ça sera encore pire pour elle…je n’ai pas l’impression qu’elle se rend compte que voulant l’une l’autre le bien de l’autre, on va finir par se détruire…ça fait 2 jours que je suis là, j’ai l’impression que c’est une éternité…et je dois tenir un mois avant l’hospit a dijon…et voilà, que ce vendredi là, c’est l’apothéose : c’est fini, je n’aurai plus de nouvelles de lui avant au moins 3 semaines car il est en vacances….et dans le même temps, j’apprends que la clinique n’ouvrira que fin septembre…je craque les nerfs lâchent…crise d’angoisse…je tremble, je suis épuisée, j’ai mal…mal à en crever…mais comment le dire sans la faire souffrir…comment hurler cette douleur telle qu’on préférerait mourir…je ne voulais pas naître…je n’ai pas demandé à venir…la fin de soirée reste particulièrement tendue, je n’arrive pas à me calmer…peut-être qu’une bonne nuit arrangera tout…illusion déchue…le lendemain tout recommence, je passe ma journée à pleurer, à trembler, j’ai mal….et elle ne fait que me renvoyer sa propre souffrance qui me culpabilise…ma belle-mère veut que je vienne chez elle…je promets peut-être lundi…j’en reparle à ma mère, et ça recommence : "eh bien si tu veux continuer à dégringoler, si tu as envie de mourir, vas-y et inch ala…"je me réfugie dans ma chambre, mon portable sonne c’est mon oncle, ça fait plusieurs fois, qu’il m’appelle, il faut que je réponde…je suis en larmes au téléphone, il tente de me calmer, et m’encourage à partir au plus vite…"non pas ce soir ma mére a invité ses amis pensant me faire plaisir, j’ai accepté pensant lui faire plaisir mais moi je ne veux pas les voir…mais je dois quand même rester au moins ce soir…"alors je lui promets que le lendemain, je l’appellerai depuis chez ma belle-mére…je l’annonce à ma mére…qui elle aussi pleure, c’est tellement dur pour elle de me supporter…mais si je pars ce sera encore pire…je me sens dans une impasse totale…je suis à bout de nerfs…les amis de ma mère appellent car ils sont chez lui et sa femme, et nous invité à les rejoindre…elle refuse car je ne suis vraiment pas bien et ne veut pas me laisser seule…de toutes façons, je n’y serais pas aller, je n’aurais pas supporté et de le voir avec elle, et de le voir m’ignorer…les amis de ma mère arrivent, lui tente de me raisonner, me parle de spiritualité, méditation, j’ai la tête qui tourne, je n’en peux plus de tout ça de leur bio, de leur ésotérisme, de leur âme, de leur  dieu est en chacun de nous…je n’en peux plus…ouf, ils repartent assez vite faire un petit tour chez , ouf ma mère accepte de me laisser seule pour y aller…j’ai envie de partir mais je ne suis pas en état de conduire…mais demain j’espère avoir le courage de partir, ma mère sera chez sa sœur…ça sera plus simple si elle n’est pas là…nuit agitée…réveil difficile…elle m’attend et m’accueille par un "alors ? "qui veut tout dire…je ne réponds pas…elle continue sur sa lancée…"hier il m’a dit qu’il s’étonnait que tu ailles mal, la dernière fois qu’il t’a eu tu t’éclatais avec les copains de ton cousin…non il ne comprenait pas…"et ma mère qui poursuit par un stupide "si tu veux que votre relation continue c’est pas des choses à lui dire…"c’est pas vrai il ne sait lire les sms ou quoi ?je suis hors de moi…à quoi il joue là…c’est la goutte d’eau : il faut que je parte sinon il va y avoir du dégât…je l’annonce à ma mére, à nouveau j’ai droit à ce chantage affectif, celui-là même que je l’ai toujours entendu reprocher à sa mére la concernant…elle s’en va enfin, je fais mes valises hâtivement, les larmes qui coulent à l’image d’une fontaine…j’arrive enfin chez ma belle-mére, sachant que ma mére ne sera pas rentrée je lui laisse un message sur le répondeur :" je suis arrivée, je t’aime…"ma belle-mère m’attend , elle m’accueille les bras ouverts et trouve les mots pour m’apaiser…on parle beaucoup, je pleure encore et encore mais je finis par me calmer…je suis exténuée…l’angoisse et la culpabilité m’assaillent…c’était il y presque 15 jours…dur d’écrire tout ça…

la suite est à venir…

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13 juillet 2008

les vacances au soleil ou presque...

Eh voilà, nous y sommes…les vacances dans le sud…et ô miracle internet en prime…j’envoie donc à tous les malheureux qui sont restés au froid et à la pluie plein de pensées ensoleillées même si nous avons déjà eu un méga orage hier et que le mistral souffle…et malgré ces 30°, je continue à avoir froid…je ne sais que dire face à toutes vos preuves d’amitié et de soutien…je ne sais que dire…je ne peux que vous remercier…alors oui j’aimerais vous dire qu’ici tout a changé, la maladie, les angoisses sont restées dans les Vosges…oh que oui j’aimerais…malheureusement…c’est loin d’être le cas…pour faire court, un petit résumé de la situation : je suis chez le frère de mon père, normalement sa femme et lui devaient être partis mais face au mauvais des temps Alpes ils sont revenus…beaucoup de monde, des gens tous aussi gentils et chaleureux les uns que les autres, l’amie de mon père qui est formidable de compréhension…malgré le soleil, malgré le charme du petit village où je me trouve, malgré les belles ballades, malgré, malgré…la maladie reste plus que présente…manger sous des regards inconnus reste une épreuve terrible…trop d’angoisses dont je me culpabilise alors déçue de moi-même je m’isole pour manger…tout le monde est bien compréhensif, tout le monde me dit que je ne dois pas culpabiliser, que l’essentiel c’est que je sois à l’aise…mais voilà, je n’y arrive pas et je m’en veux terriblement…tout comme je m’en veux de ne pas réussir à entrer en contact avec mon père… ça me gêne terriblement, mais je ne peux pas, j’ai beau le vouloir, je ne peux pas…enfin c’est comme ça, c’est la vie dira-t-on…heureusement, il y malgré tout quelques bons moments, de belles ballades, des échanges très enrichissants…mais mes pensées sont ailleurs, mes pensées sont restées avec lui…et ce moment trop court passé ensemble juste avant que nous partions…je m’en veux d’avoir eu cette révolte face à une de ses remarques…je m’en veux de le faire souffrir…j’ai le sentiment que plus ou moins inconsciemment, je  fais tout pour qu’il me déteste…lui me dit que c’est impossible, il ne pourra jamais me détester…malheureusement, face à notre situation complexe, il n’a pas de solution lui non plus, lui culpabilise de m’avoir entraînée dans cette situation, moi je culpabilise de l’y avoir entraîné…chacun de nous se bataille le monopole de la responsabilité de cette situation…pour finalement trouver un semblant d’accord sur le fait que c’est la vie qui est mal faite et nous voilà partis à vouloir refaire l’histoire avec des si…sa présence m’a rassurée, il m’a rassurée, je me sens tellement bien avec lui…je l’aime tant…il m’aime tant… mais il y a cet obstacle entre nous…les sentiments ne se maîtrisent pas…nous aurions tellement voulu ne pas en arriver là, ne pas souffrir d’une relation impossible…alors que faire… ?il n’y pas de situation miracle, je me rattache à un lointain espoir…mais je me fais sans doute des illusions…je ne devrais pas y croire…mais je ne peux m’empêcher…alors en attendant, vivons au jour le jour, prenons ce qu’il y a à prendre et ainsi va la vie…la vie est quand même injuste, elle nous face à un bonheur inaccessible…certes il faut toujours garder espoir…mais là, j’ai vraiment du mal à en voir…juste après le sujet de philo au bac : peut-on désirer sans souffrir ? je ne vois qu’une thèse pas d’antithèse…malheureusement…

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10 juillet 2008

départ en "vacances"...

je vous remercie pour vos mots...je suis aussi touchée que perdue...je ne sais plus quoi dire ni quoi penser...je vais donc partir en vacances quelques jours dans le sud pas trés motivée mais en espérant que le moral sera meilleur au retour...il n'y pas de risque d'y croire un peu...

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06 juillet 2008

le monde est tellement con...

"le monde est tellement con

que j’ai envie de partir d’ici

m’en aller sans raison

ne plus donner signe de vie [….]

me perdre par hasard

oublier qui je suis

oublier qui je suis […]"

                                           Marc Lavoine

mon monde est tellement con…j’ai envie de m’enfuir, me fuir, partir…oui mais partir où sachant que partout où j’irai, je serai là…je ne peux plus supporter l’hypocrisie, la lâcheté des autres…tu ne m’as rien promis…sauf de ne pas me faire souffrir…or aujourd’hui, je souffre et toi tu ne le vois pas, tu ne vois que ton intérêt, ne pas faire de bruit, ne pas laisser voir ce que l’on vit depuis prés d’un an…oui je souffre de ne pas te voir, oui je souffre de te voir comme ça…c’est par ton amour que j’ai pu renaître à la vie, c’est par ton amour que j’ai envie de disparaître de ce monde…personne ne devait le savoir…il fallait se cacher, se cacher honteusement…quelle faute avons-nous commise : aimer, s’aimer est-il une faute ? il faut croire que oui… je me fais souffrir, je fais souffrir mon corps pour ne plus sentir la souffrance de ce manque de toi…et toi tu ne trouves qu’à me dire que je fais souffrir mes proches, je te déçois…tu ne te rends pas compte que je souffre moi aussi de cette situation…tu m’as demandé une seule chose : ne pas te trahir…je pense avoir tenu ma promesse…je ne t’ai rien demandé mais c’est moi qui me sens trahie, salie…je ne supporte plus de te voir sourire comme si de rien n’était, me faire la morale sur ma situation actuelle, m’accuser de faire souffrir mes proches…oui c’est une maladie mentale, tout est dans la tête…mais tu n’as pas le droit de me juger, tu n’as pas le droit de dire que je ne veux pas m’en sortir, dire que je n’ai de volonté…tu n’as pas le droit d’en préjuger, tu ne sais pas ce que je vis au quotidien, tu ne te rends pas compte quels efforts je devais faire pour ne pas laisser paraître ma souffrance, ma douleur quand nous éions ensemble, et surtout une fois que tu avais franchi le seuil de la porte, prêt à repartir, prêt à endosser à nouveau le rôle du mari fidèle, du père attentionné,…tu ne t’es jamais posé la question de savoir ce qu’était ma vie quand tu n’étais pas là…et aujourd’hui, tu me reproches d’avoir un jour-sans raison-laisser la maladie m’envahir à nouveau, ne pas réagir…mais tu ne te rends pas compte que la maladie ne m’a jamais quittée, que je suis restée fragile mais m’efforçais de ne pas te le montrer par peur que tu prennes la fuite…cette fuite que tu sembles prendre aujourd’hui, sans mot dire, dans ce silence si pesant, tu es là à quelques pas de moi, j’ai mal à en crever et toi, tu continues ta vie comme si de rien n’était…à t’étonner en toute innocence de mon absence à toutes ces occasions de nous voir…la réalité est que je ne le supporte plus, que je mens pour te préserver, que je mens pour ne pas révéler ce secret…qui bouleverserait ta petite vie si bien rangée maintenant…et moi, je me trouve encore égoïste d’avoir mal à en crever, de rejoindre la seule et unique chose qui m’appartienne : cette putain de maladie…je souffre de faire souffrir mes proches, je souffre de ce mur de silence qui se construit peu à peu entre nous mais je ne dis rien…j’encaisse les coups, j’encaisse les reproches, la douleur de ne plus pouvoir me réfugier dans tes bras, la douleur de me réfugier dans ceux de la maladie…parce que je ne connais que ça…parce que j’ai peur de ne jamais savoir vivre, de ne jamais revivre ce qui s’est immiscé entre nous, parce que j’ai peur de faire encore plus de mal si je disparaissais, j’endure la souffrance de vivre ce quotidien que je connais trop pour ne pas faire souffrir mes proches-croyant sous prétentieusement qu’ils tiennent à moi-mais si la vraie solution, le vrai remède à tout cela était que je m’efface…non je n’ai pas le droit de gâcher leur vie à cause de cette maladie que je n’ai jamais souhaité avoir, mais je n’ai pas le droit non plus de disparaître…et faire semblant, donner l’illusion, ça je n’en ai plus la force…alors j’erre, j’attends passivement que les choses changent-pensant stupidement qu’elles pourront changer- mais ça aussi tu me le reproches…quelle solution me reste-t-il ?j’aurais tant voulu ne jamais connaître cette vie, j’aurais tant voulu ne jamais vivre dans ce monde…. je  voulais pas naître, je voulais n’être pas… et la à nouveau je suis lâche car je n’arrive pas à mettre fin à tout ça, je préfère continuer à souffrir en silence dans ce corps qui ne m’a jamais laissée en paix…je ne voulais pas venir mais je n’ose pas repartir…si seulement un jour, je ne me réveillais pas, si seulement un jour tout s’arrêtait spontanément, si seulement un jour tout le monde pouvait m’oublier, si seulement, je n’étais moi aussi qu’une illusion, un cauchemar dont mes proches se réveilleraient pour retrouver toute leur sérénité et se rendre compte que  je n’ai jamais existé que dans leurs pires cauchemars…et apaiser dans le même temps mon mal, ce corps qui me fait ma à en crever, cette vie qui me fait mal à en crever…

"elle disait j’ai déjà trop marché,

mon cœur est déjà trop lourd de secrets, trop lourds de peines,

elle disait je ne continue plus,

ce qui m’attend je l’ai déjà vécu

c’est plus la peine

elle disait que vivre était cruel

elle ne croyait plus au soleil

ni aux silences des églises

c’était l’hiver dans le fond de son cœur[…]"

                                                                                          

                                                                        Francis Cabrel

Oui mon monde est tellement con, mon monde intérieur est tellement con, je ne pense pas mériter tout l’amour de mes proches, je m’excuse à nouveau auprès d’eux…je ne sais plus quoi faire, je continue un combat que je ne ressens plus comme le mien, je me bats pour eux mais ne seraient-ils pas mieux sans moi…pouvoir faire le deuil et puis me taire, et les laisser vivre en paix…je crève de ne pas réussir à choisir…de ne pas avoir le courage de choisir ce qu’au fond de moi, je sais pertinemment, je continue un combat sans plus y croire, me rattachant à l’espoir du sourire d’un ange…je voudrais tellement ne plus faire souffrir, je voudrais tellement ne plus souffrir mais ça me semble incompatible, c’est leur bien au détriment du mien, c’est sans doute le prix à payer de cette vie qui semble être la mienne…mais je voudrais tellement disparaître…

je voulais pas naître, je voulais n’être pas… 

mais il faut croire que je n’ai d’autre choix que vivre, condamnée à vivre…désolée, je ne voulais pas me plaindre, je ne suis pas à plaindre…comme ils disent, il y a pire…et c’est vrai il y a pire que moi…

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29 juin 2008

Merci du fond du cœur à vous toutes…

Aurélie, non ça n’est pas vraiment la forme mais je m’accroche à…ce qu’il me reste d’espoir d’un jour m’en sortir…

Lalou, merci pour tes encouragements…

Lisanka, touchée de te voir encore passer par-là…j’espère que tu vas bien de ton côté…

Marie-Aurore, désolée de m’excuser mais je tiens quand même à le faire, je ne veux pas te blesser loin de là, très très loin, j’ai juste voulu te préserver…ça n’a rien à voir avec toute l’amitié et la confiance que j’ai pour toi…des amies comme toi, on en a très très peu…alors je souhaite que cette amitié dure encore très longtemps et pour cela, je ne veux plus qu’il y ait cette maladie qui pourrit tout entre nous…non je ne suis pas rentrée dans mon appart, ça aurait la solution de facilité pour laisser la maladie prendre toute la place, je vais donc partir 2 semaines avec mon père et sa copine dans le gard et pour le moment, je suis chez ma mère malgré les conflits autour des repas, c’est mieux pour la part de moi-même qui veut plus que tout s’en sortir...et oui je suis sûre, il y aura d’autres discussions autour d’un café, je te le promets…bonnes vacances à toi!!

Alice, inutile de te dire que moi aussi je pense encore et beaucoup à toi, je parle souvent de toi avec nostalgie, j’espère que de ton côté, tu as su trouver les ressources pour ne pas laisser la maladie t’envahir à nouveau, je te le souhaite de tout cœur…j’espère avoir aussi bientôt l’occasion de te revoir…

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26 juin 2008

P**** de S**** maladie de M******

pfff....y'a rien à dire d'autre..tout est dans le titre....je pense à toi isa...je ne t'ai pas oubliée,je te l'assure....je voulais t'épargner et te revoila retombée dans le même piége que moi...je t'envoie tout mon espoir et toutes les étoiles du ciel veillent à tes côtés...sache que je suis là...

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24 juin 2008

sortir du silence....

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Voilà une semaine que je suis sortie d’une énième hospit…une semaine s’est passée sans que je ne sois parvenue à écrire quoique ce soit ici…la première raison à cela, c’est que je n’ai pas envie de mentir, mais je n’ai pas envie d’écrire la réalité non plus…tout d’abord et avant toutes choses, je tiens à remercier les personnes qui m’ont soutenues par leur sms même si je n’ai pas eu le courage là non plus de forcément y répondre toujours… Fabrice, Laurent, Annabelle, Alain, Sandra, Audrey, Lucie, et aussi et surtout, toutes mes excuses Marie-Aurore, oui nous sommes des amies, oui je suis fière de connaître une personne de ta valeur, oui je suis fière de pouvoir me dire ton amie, tu comptes beaucoup pour moi…je ne sais plus comment te le prouver mais j’aimerais tant en avoir les moyens…je remercie aussi toutes les personnes qui par leur présence m’ont aidé à tenir : mon oncle-malgré nos petites altercations, mon cousin-que j’aurais aimé voir plus, Mireille-dont le sourire est un immense moment de bonheur et à qui j’aimerais rendre un jour tout ce qu’elle a pu m’apporter, ma sœur-avec qui le dialogue reste toujours difficile malgré l’envie, mon filleul-qui me montre à chaque fois avec tant de pudeur son amour pour moi, mon père et son amie-pour leur patience, ma mère -dont la patience est mise à rude épreuve surtout en ce moment, alors que j’aimerais tant montrer autre chose de moi, Héléne et Mr rigaud-qui restent malgré tout présents et étayants -je remercie enfin toutes les personnes qui durant ce séjour en clinique ont pris le temps de m’écouter vraiment sans jamais me juger qui ont su me bousculer et me soutenir quand il le fallait même si ça n’a pas été la majorité… et enfin mille mercis également à toi, qui malgré tes doutes reste présent…

Mais, alors voilà, je me suis enfermée dans cette clinique comme dans un silence…plus envie de parler de ces angoisses les vivre au quotidien est déjà bien assez douloureux…plus envie d’avoir à justifier mes comportements quand on ne vous comprend pas et cherche absolument à vous imposer un point de vue qui n’est pas le vôtre…alors voilà, je me suis enfermée dans une bulle, dans laquelle plus rien ou presque ne me touchait…mais une bulle qui s’est étendue malgré moi à tout mon environnement sans que je puisse réagir…une bulle autistique, qui me pèse plus que tout mais qui me donne la sensation de me protéger du danger que représente les autres, pour que les autres n’aie aucune emprise sur moi….mais je sais plus que pertinemment que le premier danger vient de moi-même de ce comportement autodestructeur : me faire mal, me faire souffrir, pour éviter que les autres le fassent…avec cette illusion de maîtriser la souffrance que je m’impose tout en sachant tout autant pertinemment que je ne maîtrise rien mais que c’est cette pu…de maladie qui maîtrise…Pourquoi cette peur des autres ? non, je ne pense plus qu’il s’agisse maintenant d’un  danger qui menacerait mon intégrité comme ça a pu être le cas dans mon enfance…le danger est tout autre : l’autre -à travers son regard- me renvoit à ma déchéance, celle que je refuse de voir, de reconnaître…et surtout éviter l’autre et ses questions me permet d’éviter d’être confrontée à ce vide incommensurable que je ressens en moi et qui fait de moi à mes yeux une étrangére pour moi-même…cette "personne" que je dois être mais qui m’est totalement inconnue…ce vide d’identité que je ne supporte absolument plus et qui ne fait qu’augmenter avec le temps qui passe et que je suis incapable de combler par autre chose que la maladie qui semble être ma seule identité, et ce, même si au niveau de la raison, je sais très bien n’être qu’une illusion qui plus est destructrice et qui  me plonge dans un cercle vicieux que je ne parviens à rompre…lasse de faire des efforts qui ne mènent à rien qu’à la souffrance d’un corps trop lourd et trop imposant, un corps que je souhaiterais voir disparaître tant il me pèse une fois sortie de l’anesthésie anorexique de la cachexie…efforts que je ne parviens plus à faire par peur qu’ils n’aboutissent encore à un ixième échec…comme si c’était là une fatalité de l’échec…alors voilà, je suis en sursis en ce moment, en attente, d’une troisième hospit à dijon, dans d’autres conditions que je ne connais pas vraiment encore, une troisième hospit à laquelle je rattache tous mes espoirs malgré la peur de cette fatalité de l’échec…mais cette équipe dijonnaise est la seule qui ait ma confiance, la seule avec qui je me sens en sécurité…se baser sur les échecs des deux hospit précédentes pour ne pas reproduire les mêmes erreurs…et si ça réussit, on ne pourra alors plus parler d’échec mais d’étapes chaotiques vers le chemin de la guérison…je le souhaite de tout mon cœur, même si mon espoir est devenu peau de chagrin avec ces années qui se sont écoulées…cette saleté de maladie m’a envahie dans tout mon être mais je refuse qu’on me dise que je l’ai choisie…peut être la seule chose qui me mette en colère en ce moment où tous mes sentiments subissent l’anesthésie de l’anorexie…Alors voilà, la réalité un séjour en clinique qui n’a pas été une réussite tant physiquement que moralement…Mais cette hospit aura malgré tout eu le mérite de me préserver de moi-même et cette pulsion auto-destructrice que je ne parvenais plus à maîtriser et qui aurait pu….même si parfois, je me dis que ça aurait été mieux pour tout le monde, faire enfin le deuil, d’une personne que je ne serai sans doute jamais, d’un bonheur qui ne soit pas entaché par une sœur, une fille, une amie, une parente,… que la maladie a complètement dévorée faut de n’avoir su réagir et agir à temps…peut être leur vie serait-elle plus sereine aujourd’hui je ne sais pas, je ne sais plus….paumée complètement paumée….un zombie en quête d’un sens à la vie, en quête d’identité, en quête…, en quête…

                                                                                                                  imagesjdc

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14 avril 2008

petite absence....

...à bout, complétement à bout de forces, j'ai fini par accepter l'hospit en clinique...je veux vraiment m'en sortir...seule je ne fais que m'enfoncer...autant ne plus attendre et surtout ne pas attendre de retomber aussi bas, j'en suis trop prés...décision dure à prendre à assumer à accepter mias nécessaire et vitale...je ne veux pas mourir, je veux vivre...et s'il me faut encore une année pour y parvenir aprés ce ne sera que du bonheur...j'ai cet espoir...même si pour le moment je suis paumée de chez paumée...j'ai peur de cette hospit, la 4éme dans ce lieu, on me "connaît" pas nécessairement en bien...je sais donc que je vais devoir prouver que j'ai changé...mais je n'en peux plus de faire souffrir mes proches, ils méritent bien mieux et je n'en peux plus de me faire souffrir en les faisant souffrir...il aut que ça marche, je sais que ça va à nouveau être dur, qu'il va à nouveau avoir beaucoup de pleurs et de larmes...mais si c'est le prix a payer pour enfin vivre, je veux le payer...car non je ne peux résolument pas dire honnêtement qu'actuellement je suis en vie...

donc blog en stand by je vous donnerai des nouvelles si ça vous intéresse dés que possible et en attendant que toutes et tous que vous soyez, malades ou pas, prenez bien soin de vous et conservez l'espoir....

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11 avril 2008

je ne sais plus où je vais là...

quelques petites nouvelles après une semaine de travail…le constat des deux premiers jours n’a guère évolué…si ce n’est que je suis vraiment épuisée…mais ce qui m’épuise le plus, c’est comme à la Poste, le manque de travail…des matinées en ne voyant qu’une dizaine de client qui flânent plus qu’autre chose…et des après midi très longues…je rentre chez moi épuisée angoissée à l’idée que le lendemain ça va recommencer…mais malgré tout je tiens…peut-être que chez moi ce serait encore pire…sans doute…mais quelle solution  dans ce cas…lundi dernier, j’ai vu la resp caisse de la fnac par hasard qui m’a dit que le recrutement ce finissait hier et qu’elle allait me contacter mais je ne n’y crois pas…ironie du sort aujourd’hui, je viens de recevoir ce fameux statut de reconnaissance de travailleur handicapé…lundi prochain je revois la resp de la clinique…je pense accepter le lit qu’elle me proposait si elle me le repropose et accepte également mes conditions-après tout il n’y a pas qu’à elle d’en poser-je vais donc tout faire pour tenir ce cdd, je me suis engagée auprès de quelqu’un qui a eu la gentillesse de me faire confiance…et on verra ensuite…mais vite il faut que je trouve quelque chose…ça devient moralement vital…je ne supporte plus ces angoisses diffuses et permanentes quoique je fasse, il n’y a rien pour parvenir à les apaiser…seul le sommeil m’aidait mais lui aussi répond aux abonnés absents actuellement….allez on conserve espoir….

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08 avril 2008

je vous hais...

angoisses, anorexie, mal, peur, insomnie, douleur,...je vous déteste...laissez moi en paix...laissez moi en paix...

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05 avril 2008

illusion,fin d'un espoir?!...

dure, que la reprise d'emploi est dure....je me rends compte que j'ai laissé dans ce combat toutes mes forces pour retrouver un minimum d'activité professionnelle car on ne peut pas appeler emploi un cdd de 15jours...aujourd'hui, aprés deux jours de travail, je me rends compte à quel point je suis usée...cet emploi je l'ai appelé de tous mes désirs mais j'ai peur qu'il arrive trop tard, j'y ai laissé beaucoup trop de plumes dans sa recherche...rien n'a changé niveau angoisses, niveau difficultés à m'alimenter, à trouver un rythme correct, un cadre...tout ce que j'espérais de toute coeur retrouver avec une activité ne semble pas au rendez vous...seule se pointe la fatiguée exacerbée par l'activité physique, un rythme plus soutenu...difficile de me lever non parce que je n'ai pas envie d'aller travailler, bien au contraire, mais parce que je n'ai plus de forces...je ne voulais pas en arriver là, j'espérais ne pas en arriver là...et je crains que le seul fait de travailler ne réussira à lui seul à me sortir de cette spirale infernale dans laquelle je me suis de nouveau retrouver aspirée en moins de 2 mois...et voilà que tout ce que je refusais au plus haut point avec la sonde se refait d'actualité...je ne veux pas d'une nouvelle hospit...et pourtant je crois que je vais devoir m'y résoudre....il ne me reste plus qu'à faire un souhait: que celle-ci soit la derniére et mette fin à cette saloperie de maladie d'anorexie et de depréssion, et tout ce qui va avec...que cette hospit me permette de tourner une page, celle de mon histoire, me permette de renaître dans de bonnes conditions à la vie, et de vivre enfin comme tout le monde...un emploi, des amis,...le minimum vital nécessaire à toute vie...si tel est le but de cette hospit,je signe en dépit d'un fort dentiment d'avoir échouer, là où je me sentais si forte, là ou j'espérais enfin avoir trouvé un équilibre....qu'il est dur de ne pas se laisser tromper par l'illusion...et et toujours une question qui me taraude: si j'avais eu la chance de continuer à travailler en février, en serais-je là aujourd'hui?!.....nul ne pourrait le dire...ainsi va la vie....

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03 avril 2008

allez au boulot maintenant...

quel bonheur de reprendre le chemin du boulot demain...quel bonheur...je n'y croyais plus...aprés avoir fait le zombie pour de marci soir a ce matin en raison d'une méga crise de migraine, j'ai savouré cette journée avec toi, mon amour, ce retour demain au boulot...ca change la vie, j'en suis sure...il faut que ca marche, il faut que je tienne le coup, il faut que j'assure, il faut que j'évite a tout prix cette nouvelle et éniéme hospit, il le faut....mais si elle s'avére inévitable, je l'accepterai pour cette fois-ci mettre vraiment fin à cette saloperie de maladie....je n'en veux plus, je ne le veux plus en moi, je ne veux plus qu'elle cohabite dans ce petit nid douillet que j'ai mis tant de temps à trouver...il faut que je puisse y parvenir...je n'ai plus d'autre choix si je veux vivre....merci du fond du coeur à Angélique ma responsable de me faire confiance malgré ma fragilité apparente...merci de ce beau cadeau...j'espére ne pas vous décevoir...   

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02 avril 2008

enfin....

Une petite porte s’est ouverte aujourd’hui…une toute petite mais quand même ça fait du bien et ça redonne espoir : en effet j’ai signé pour un cdd de 15 jours…enfin après tant d’attente, d’espoirs déçus, de recherches qui ne mènent à rien, on me fait confiance…je retourne pour 15 jours remplacer la responsable de devred…ça me remplit de bonheur même si j’avoue avoir peur de ne pas tenir le coup car je suis vraiment épuisée ces derniers temps mais ça va être l’occasion de me tester et voir si l’hospit programmée quelques jours après sera nécessaire ou pas…j’espère qu’elle ne le sera mais si elle l’est, je ne ferai pas de résistance, je suis vraiment à bout de forces et je veux vraiment m’en sortir…j’étais tellement proche de la sortie il y a quelques mois, tellement…ce serait dommage d’en revenir au point de départ…si jamais je peux encore y parvenir…au fil des années le corps trinque, il finit par s’user et j’y laisse beaucoup de plumes…j’en profite pour remercier du fond du cœur Annabelle, Fabrice et Laurent qui m’ont soutenu durant ces semaines plus que difficiles…et qui tous les soirs étaient là fidèles au net… !!

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31 mars 2008

on ne peut vivre sans amour...

Voilà presque un an…que nos regards se sont croisés, que nos existences se sont mêlées…à ce moment-là, nous étions loin peu avant de croire que cela allait nous mener dans de telles aventures oui loin, bien loin…je me souviendrai toujours de ce soir où l’on s’est rencontrés réellement pour la première fois…regards échangés sans se douter des pensées réciproques qui se cachaient derrière ceux de l’un, l’autre…et puis, une nouvelle étape, une soirée en terrasse sur Dijon, où le temps orageux semblait pourtant tellement chaleureux et agréable…le temps semblait s’être arrêté…l’anorexie me semblait loin, très loin tant ta présence me plongeait dans la sérénité et le bien être à tes côtés…j’étais toujours à ce moment-là à mille lieux de penser que tu puisses ressentir de ton côté, ce que mon cœur ressentait…non je pensais que tu étais là juste pour m’aider, me soutenir face à cette saloperie de maladie…le temps s’était arrêté dans les rues dijonnaises ou plutôt nous étions hors temps car le temps passait beaucoup trop vite…en ce début de mois de juin, une douce torpeur envahissait l’air…l’orage qui semblait inéluctable semblait s’être dissipé comme par miracle…il faisait tellement bon errer ici et là…sur le parcours de la chouette à tes côtés…j’aurais voulu que jamais ce moment ne cesse jamais…mais il a bien fallu revenir à la réalité et nous séparer…je suis rentrée chez moi…peu de temps après un sms me remerciait de cette magnifique soirée…mais c’était moi qui te remerciait de ce moment d’évasion, de ce petit nuage sur lequel je m’étais perchée le temps d’une soirée….j’avais d’ailleurs écrit un article ici à ce sujet…mais je refusais de voir ce que je pouvais ressentir à ce moment à ton égard et fac aux questions des proches je me préservais en parlant de toi comme du père idéal que j’aurais tant voulu avoir…ouf je sauvais la face et j’évitais tant d’autres questions et de risques de trahir le fond de ma pensée…surtout ne pas me trahir, ne pas perdre la face car j’étais à mille lieux de penser que là encore nos sentiments étaient si proches, si semblables…comment aurais-je pu y croire d’ailleurs, moi petite chose fragile et toi tellement sûr de toi, tellement présent de par ton charme…j’étais bien entendu envoûtée mais persuadée que tu n’en avais rien d’autre à faire de moi que tenter de soulager un peu ma mère épuisée d’avoir à me soutenir dans cette lutte, ma mère en perte totale d’espoir…et puis très rapidement, il y a eu cet incident qui a failli nous séparer à jamais ce 22juin…suivi d’un long silence de ta part. complètement désemparé tu pensais que j’allais mieux mais j’avais bien caché mon jeu-si l’on peut appeler ça ainsi…et puis tu es revenu par sms, nos échanges sont devenus de plus en plus ambigus… je commençais à y voir plus clair dans tes sentiments et tes pensées sans vraiment osé y croire mais en même temps, ça m’aidait à m’accrocher, je voulais me battre vraiment pour ne pas te décevoir, je te l’avais promis, tu m’aidais tellement à accepter le traitement que je percevais comme tellement humiliant, intrusif et violent…combien de fois, j’ai failli y renoncer mais je ne voulais pas te décevoir à ton retour de vacances….retour de vacances…et retour de tes visites à l’hôpital…pas à pas, lentement mais sûrement les choses sont devenues de plus en plus claires…nous nous sommes avoués l’inavouable à travers nos longues discussions…nos sentiments respectifs l’un pour l’autres ont transpercés, nos discussions transpiraient ce que nous appelions naïvement une forte amitié…jusqu'à reconnaître l’un comme l’autre que nous tentions de nous convaincre, ce que nous prenions pour de l’amitié n’était autre que de l’amour…tout est allé très vite…un amour pur, un bel amour, un amour sincère et respectueux, mais un amour interdit…illégitime de ton côté, très mal vécu l’un pour l’autre dans la culpabilité… or incapables l’un comme l’autre nous étions de maîtriser nos sentiment mais le peut-on vraiment d’ailleurs ?nous n’avons pas su dire stop quand il aurait fallu.. mais au fond de nous en avions-nous vraiment envie…non cette relation nous devions la vivre…la preuve en est aujourd’hui en dépit de quelques clashs, de quelques moments d’incompréhensions, de peur, de culpabilité, de doutes, etc…en dépit de tout cela, notre amour tient la route et s’intensifie de jour en jour….comment vivre une relation pourtant impossible, condamnée par la bonne morale…et si c’était la morale qui n’était pas la bonne après tout ?…malgré toutes ces entraves, cet amour devient de plus en plus fort chaque jour…cet amour : ton amour qui me rattache à la vie, ton amour qui pour la premiére fois de ma vie me donne le sentiment d’être aimable, ton amour que j’ai l’impression de rendre bien mal…ton amour que j’aimerais avoir pour moi seule, mais que je dois malheureusement partagé au risque de te perdre, ce qui serait pire que tout, ton amour que j’ai plusieurs fois voulu renier pensant qu’il m’empêchait de construire un avenir comme tout le monde…mais ton amour sans lequel je ne peux pas vivre, ton amour dont je ne peux plus me passer…ton amour, mon amour, notre amour secret et caché , interdit par la bienséance mais ça on s’en moque…notre amour qui est tellement porteur pour toi comme pour moi…cet amour que nous avons fini par admettre toi, comme moi ne plus pouvoir nous passer…notre amour que nous avons décidé de vivre au jour le jour…peu importe le qu’en dira-t-on…peu importe ce qu’il en adviendra à l’avenir…une seule chose compte : je t’aime….et grâce à toi, je sais enfin ce que peut vouloir dire je t’aime….ton amour m’a donné le goût de vivre, aimer, désirer, avoir envie…ton amour me fait vivre….

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26 mars 2008

peur....vs....espoir

.... j'aurais aimé parlé d'une petite lueur d'espoir aujourd'hui, d'une petite lueur d'espoir...d'une petite tréve dasn cette lutte contre cette saloperie de maladie...d'espoir d'une porte qui pourrait s'ouvrir...mais ce serait bien indécent...je pense de tout mon coeur à toi Annabelle...où que tu sois, j'espére que tu vas un peu mieux, que tu as trouvé un peu de sérénité et de paix avec toi même...tu es dans gravée dans mon coeur...je serai toujours présente pour toi...ne l'oublie jamais...je veux continuer à y croire....on va s'en sortir...je ne vais pas te lâcher comme ça ma belle...puisse mon espoir être contagieux...je pense à toi...   

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annabelle...petit ange...

annabelle ne lâche pas, ne la laisse pas vaincre cette saloperie....je serai toujours là pour toi, ne l'oublie pas...je te l'ai toujours dit tu peux m'appeler à toutes heure de la journée et de la nuit...non tu n'as pas à avoir hontre de souffrir, c'est elle cette saloperie qui doit avoir honte de te faire souffrir...elle n'a pas le droit tu ne le mérites pas...pas toi, pas une personne de ta valeur...cette saloperie te pourrit la vie depuis trop longtemps, tu vas les trouver les ressources pour la vaincre et vivre sereinement,en paix avec toi même...c'est pas la sonde qui m'a sauvé la vie...c'est de t'avoir connu...sans toi, je ne serais plus là, je n'aurais jamais connu dijon...c'est toi qui m'as sauvé la vie...ne l'oublie pas...je serai toujours là pour toi...tu as le droit d'être heureuse, tu as le droit d'avoir mal, mais tu n'as pas le droit de te faire mal, ce n'est pas à toi qu'il faut faire du mal, c'est à celle qui te méne le vie si dure...ne l'oublie pas...tu ne mérites pas tout ça...je t'envoie tout mon espoir...et j'espére te lire trés vite ici ou là...prends bien soin de toi tu mérites tellement mieux que cette vie de m....tu mérites de vivre en paix avec toi même....sincérement....je suis tellement fiére d'être l'amie d'une personne de ta valeur..tellement...

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23 mars 2008

juste...

juste pour dire que je vais...où  je l'ignore mais je vais...je cherche activement une solution frappe et frappe à toutes les portes quoiqu'en disent certains...je ne veux pas baisser les bras malgré l'énergie qui siminue comme peau de chagrin mes derniéres forces seront contre elle: cette saloperie d'anorexie(excusez la vulgarité mais toutes celles et tous ceux qui vivent la maladie de l'intérieur sauraont ce que je veux dire par là...), si je dois y laisser toutes mes forces au moins je sais, malgré ce qu'on me dit que je me serai battue du mieux que je peux avec le maximum de respect de moi même...je ne sais pas si c'est la meilleure solution, mais c'est la solution qui semble me convenir le miexu et ceal personne n'a le droit d'en préuger pour moi...merci à toi mon ange gardien de rester à mes côtés malgré toutes les déceptions, malgré toutes mes promesses de ne pas rechuter merci à toi de me soutenir dans ce combat, que je te jure de tout faire pour le vaincre...merci de faire tout ton possible pour être le plus présent et de me soutenir avec autant d'empathie et de remettre les choses à leur place quand tu l'estimes nécessaire...pas un instant, je ne pense à toi, pas un instant, tu es absent de ma pensée pour me donner la force de tenir malgré l'extrême fatigue malgré mon refus catégorique de la sonde...que toi non plus n'estimes pas solution miracle...merci, je ne vais pas te répéter ce que tu sais déjà...mais sache que je... ...merci à toi ma soeur d'avoir pris sur toi pour cet appel qui m'a touché au plus profond de moi-même, dans cette famille, on ne communique pas, dans cette famille on ne dit pas ces choses là mais sache que je t'aime de tout mon coeur...et merci mille fois de m'avoir fait le plus beau  cadeau de ma vie: devenir marraine de ce petit bout coeur...enfin merci à toi maman, de prendre le courage de te remettre en question ces derniers temps de pas à pas accepter d'entendre ce que j'ai à te dire, la souffrance d'une enfant qui n'a pu que se taire...sans pour autant te sentir coupable, tu n'as rien à réparer ta simple présence suffit et surtout ton écoute réelle...merci...sache aussi que de tout mon coeur je t'aime...

alors vous tous sachez que je lutterai jusqu'au bout, de toutes mes forces...

Marie-Aurore-toutes mes excuses pour ce silence, rien à dire sur cette déchéance-, lucie, annabelle, alice, isabelle, et vous toutes compagnes de galére...je pense bien à vous qui me soutenez mais prenez soin de vous avant tout....

enfin mille mercis a nouveau pour toutes celles et ceux prennent le temps de me lire et me soutenir...j'espére un jour revenir écrire de jolies choses...je veux y croire jusqu'au bout.....

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19 mars 2008

silence....

désolée pour ce silence...je ne peux que vous remercier de votre soutien je n'ai malheureusement plus rien à dire pour le moment...plus rien à dire d'un quelconque intérêt et je préfére garder pour moi ce que j'aurais à dire...désolée...

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16 mars 2008

a bout de souffle....

...sans commentaire...désolée...mais je vais me donner les moyens de réussir a m'en sortir...seul et unique but de ma vie...

merci à tous ceux qui me soutiennent : annabelle, sandra, alice, mireille(ma soeur de coeur),marie aurore, claire, héléne, alain, fabrice, laurent, mon médecin de dijon, mon médecin de nancy...merci du fond du coeur à toi ma petite maman qui souffre et à qui j'aimerais tellemnent pouvoir dire : "t'en fais tout va bien"...je veux y parvenir un jour c'est un de mes désirs qui me tient le plus au coeur...je t'ai fait et te fais tant souffrir malgré tout l'amour que j'ai pour toi...merci de perséverer à mes côtés et malgré nos conflits de toujours croire en moi...

a bout de souffle...j'ai peur, je ne veux pas mourir, je le sais aujourd'hui si j'ai pu en douter...non je veux vivre, vivre simplement comme tout le monde et sortir de mon isolement...un emploi je veux juste un emploi....google5

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