mon_combat_pour_vivre_libre:l'anorexie au delà des apparences

mon naufrage dans les affres d'une maladie d'une perversité absolue...mon combat pour en sortir... anorexie mentale, tu t'es incrustée insidieusement dans ma vie...ce cauchemar absolu...me réveillerai-je un jour sans toi...

22 novembre 2009

qu'on est bien chez soi...qu'on est bien...

...premier PAS hésitants, timides, vers un nouveau départ, une nouvelle ViE...
.............nouvelle étape franchie: l'AUTONOMIE....
.......j'ose à peine y croire et pourtant...et pourtant...
                                       à l'évidence quelque chose en moi à changer....
                                                  l'angoisse, les tocs, l'anorexie, l'hyperactivité, la dépression hantent toujours mes jours et mes nuits...
mais c'est différent....je ne joue plus sur le même tableau....
                                                      sans doute pour la premiére fois de ma vie, je suis fiére de moi, fiére de voir que je tiens la distance....

premiére surprise, je n'ose pas y croire, tant de chutes et rechutes assombrissent l'horizon et pourtant...
................................................et pourtant, il faut bien remettre cent fois son ouvrage pour le métier....cent fois, et si c'était la 101éme qui marchait...

avouez, qu'il serait dommage de ne pas l'avoir tentée cette UNIEME fois supplémentaire, et si c'était la BBOONNEE.....
                                                                         si c'est la fois de la DélIVrANcE...........................

et s'il a fallu tout ce TeMPs pour y parvenir, ce tEmpS prend enfin du sens, ce TEMPS ne m'apparaît plus perdu....


                                          ce temps que j'ai si souvent cherché à fuir pour l'avoir trop vécu,
                                                              ce temps que j'ai si souvent cherché à tuer au risque de me tuer,

aujourd'hui, je tâtonne afin d'apprendre à prendre du TEMps pour moi, à prendre le temPS de VIvrE...


Nouveau départ pour une nouvelle vie, je l'ai souvent cru, j'ai souvent été déçue mais je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même...


                                          AuJoUrD'HuI, j'y crois à nouveau même si c'est dans la douleur, même si c'est au prix d'angoisses et d'efforts inhumains car il y a quelque chose qui a changé, qUELqUe CHoSe d'indicible,


                                   QuELqUE CHosE qu'on ne peut lire, voir, dire, sentir qu'avec le coeur...


    BIENVENUE dans mon nouveau chEz-moi pour je le souhaite de tout mon Coeur une nouvelle vIE

une nouvelle vie, un nouveau cocon: LA VrAiE ViE...........
                                          
                                je suis PLUS QuE JAMAIS résolue à y PArveNIr quel qu'en soit le prix à payer,
                         le PirE est DErrIEre moi, il ne tient qu'à moi de ne pas le laisser repasser DEVANT



....................... il  est temps PETITE FILLE de saisir ta Vie et la prendre en MAInS,





                               vas-y petite fille vis, tu as le droit....donne-toi le dans ton nouveau CHEZ-toi....tu as grandi petite fille tu es devenue une jeune femme, donne-lui ce que tu n'a jamais reçu....
                                                                                              L'AmOUr....
                                                                           et DONNES-en autour de toi, tu en as tant en toi à donner....

Posté par vivrelibre à 19:37 - au jour le jour... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2009

c'est trop con la vie...

...on te la donne, on te la reprend, on te la vole...

dix neuf ans que tu es parti pour un long voyage...aller simple sans retour...
aujourd'hui, je ne suis pas triste pour toi, je ne suis plus triste pour toi...
je ne suis plus triste de ne pas avoir su te retenir, de ne pas avoir pu, de ne pas avoir dit l'indicible...
alors, aujourd'hui je ne devrais pas être triste...
mais j'ai compris l'incompréhensible, je sais pourquoi aujourd'hui je suis triste...

non pas de ne pas avoir pu te retenir mais de ne pas avoir eu ton courage et ta force et partir...

tu l'as bien compris cette vie ne vaut rien... pourtant, je m'acharne à croire que si...

tu as eu le courage et le respect de tes opinions, tu aurais sans doute préféré ne pas avoir à le faire...

cette vie ne te plaisait pas, alors tu es parti sans faire de bruit, comme à ton habitude sans te faire remarquer...

tu es allé jusqu'au bout de tes idées, j'aurais tant voulu te rejoindre sur ce banc de lycée,

tu avais l'air si triste, j'aurais voulu te parler, te dire que tu n'étais pas seul...

mais je n'ai jamais osé, peur de te déranger, peur que tu me prennes pour une folle...

peur de me tromper, je comprenais tellement ta solitude, et ta détresse mais je n'ai pas su te le dire...

depuis dix neuf ans, mon silence me hante, me harcéle...

pourtant ce  coup de feu résonne en moi, chaque bruit me le rappelle, te rappelle...

j'aurais voulu avoir la force et le courage de te rejoindre...

je n'y suis jamais parvenue, même là, j'ai échoué...

j'espére toujours que là où tu te trouves, tu es heureux, tu le mérites tellement...

tu le mérites tout simplement...


FABIEN, je ne t'oublie pas...

FABIEN, je pense à toi...

si seulement, si seulement...

si seulement, si seulement.......

Posté par vivrelibre à 15:04 - au jour le jour... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2009

juste vider son sac...

... parce que ça ne peut pas faire plus de mal...
... parce que je n'aurais jamais été capable d'écrire un tel message il y a quelques temps noyée sous l'emprise familiale...
... juste pour m'en libérer, sans haine, malgré une certaine amertume...
... juste parce qu'il est dommage d'en arriver là, mais parce que c'est avant tout et tout simplement salutaire...

"(...)j'ai assez entendu ce genre de propos durant 30ans aujourd'hui je tente de me construire sur des bases sans doute bien plus saines que toutes celles aux quelles vous tous avez voulu m'initier...pour des gens heureux,je trouve et ça n'est que mon ressenti que vous cherchez bien souvent le bonheur dans des poudres de perlinmpin, dans des écrits, dans des dérives ésotériques, dans des mouvements bio pour ne pas dire sectaires-la limite étant difficile a établir- ou autres...

 

pendant 30 ans, j'ai cru à vos refrains toujours les mêmes, rayés d'avoir été trop répétés...c'est ce qui m'a en partie détruite...alors maintenant stop, je ne veux plus de ces bonnes pensées pleines de bons principes ravageurs et dévastateurs...

 

si vous étiez si heureux que ça vous le savoureriez simplement sans chercher à convaincre qui que ce soi,ni passer par ce genre de textes bien caustiques qui se rient des gens normaux puisque vous devez sans doute vous considérez comme des gens au-dessus de la moyenne...vous tous là qui vous permettez de remettre en question tout et n'importe quoi, qui avez la prétention de changer voire même sauver le monde, si vous commenciez déjà par résoudre vos propres questions, vos propres conflits au lieu de se faire passer pour la victime d'une mére inhumaine...sans même vous rendre compte que ce que vous lui reprochiez vous l'avez reproduit sur vos propres enfants...aveuglés par votre souffrance d'enfant non résolue vous en êtes devenus aveugles à la détresse de vos propres enfants....alors avant de vouloir sauver le monde commencez par sauver votre monde...

 

et arrêtez de vous prendre pour des sur-humains qui connaissent tout sur tout...et qui ne sont même pas capables de vivre simplement et de saisir le bonheur qui se trouve tout simplement autour d'eux au lieu d'aller le chercher à l'autre bout du pays, du monde...

 

maintenant libres à vous tous de vivre comme vous l'entendez mais laissez également vivre en paix les gens qui ne vous ont rien demandé...et surtout commencez par nettoyer devant votre porte avant de le faire chez le voisin...ce serait bien plus intelligent que de vivre en microcosme où chacun est persuadé d'être le parfait éco-citoyen...

 

c'est triste, vriament triste d'en arriver là...

 

j'ai mis plus de 30 ans à le comprendre, grâce à l'aide de personnes saines j'apprends à m'en affranchir mais les traces et les images du passé ont la vie durent, les fantômes ont du mal à sortir du placard...30 ans que j'ai laissé faire ça, 30ans que j'ai accepté d'écouter vos bonnes pensées...il est beau le résultat....

 

heureusement l'histoire se finit bien grâce à ces gens qui ne cherchent pas le bonheur là où il n'est pas mais se contente de d'ouvrir les yeux et de savourer la vie simplement...

 

c'est triste vraiment triste...ça fait mal, vraiment mal de se sentir trahie par une partie de sa famille qui prétendait savoir quel était mon bonheur...depuis plus d'un an pourtant, j'apprends à vivre, à me construire et je réalise que la seule personne qui m'ait vraiment aimée et acceptée telle que je suis est mon pére...celui même que vous moi y compris avons tant dénigré...je découvre un homme respectable qui s'est laissé écrasé par un clan familial qui n'a de cesse de reporter leurs propres conflits sur les autres...

 

aujourd'hui, même si ça fait mal, je me bats pour guérir...loin de toutes ces pensées et idées, je n'ai jamais autant avancer et surtout appris à vivre...alors merci de respcter ma vie...vivez la vôtre sans chercher à envahir et convaincre de vos idées les autres...laissez-moi vivre..."

 


 

 

Posté par vivrelibre à 12:31 - au jour le jour... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2009

sentiment pas légitime...

je l'avoue, j'ai cédé à la panique...sentiment d'abandon illégitime
mais compréhensible, enfin je pense, quand la panique m'envahit
en me donnant l'impression que les deux seules personnes en qui j'ai une confiance totale,
une confiance inconditionnelle, une confiance aveugle peut-être,
mais confiance qui a mis trois ans sans relâche à se construire,
confiance qui a si souvent été malmenée par divers intervenants sensés être thérapeutiques,
ces deux personnes savent tout de moi, jusqu'au plus profond de mon être,
ces deux personnes m'ont accompagnée dans les moments les plus difficiles,
ces deux personnes ont cru en moi même si les circonstances n'ont pas toujours été des plus favorables,
ces deux personnes ne m'ont jamais lâchée malgré mes faux-pas, mes mensonges, mes coups de gueule et d'opposition,
un lien, un fil que j'aimerais de plomb s'est tissé entre nous mais la peur reste là,
forcément eux aussi vont un jour se lasser, lâcher l'affaire, se désengager de leur combat...
quoi de plus normal me concernant...
je réalise que c'est de moi dont j'ai douté et non pas d'eux, et encore moins d'elle...
je n'aurais jamais du écrire ce que j'ai écrit sous la panique, l'angoisse la peur et le sentiment d'abandon,
mais je ne peux effacer ce que j'ai écrit, je ne peux effacer ce que j'ai écrit, je ne peux que l'assumer,
c'est déjà ça...
la solitude, l'enferment dans un monde de doutes, d'incompréhensions et de peurs suscitent des réactions démesurées...
il faut être pris pour être appris,
en espérant que ça ne se reproduise plus et que je conforte l'idée que je suis digne de confiance...
voilà, rien de plus à dire...

Posté par vivrelibre à 16:15 - au jour le jour... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2009

sentiment d'abandon...légitime ou pas...?!

ai-je trop tendance à voir tout en noir actuellement, suis-je sujette à un accés de paranoïa? ou je ne sais quoi d'autres...
mais voilà, seule, loin je me sens abandonnée par les personnes qui comptent tellement pour moi depuis quelques années. ..
ces personnes pour lesquelles j'ai construit lentement mais sûrement des relations de confiance...
sentiment d'abandon réel ou délirant...je suis incapable de le savoir...
je ne sais pas, je ne sais plus...
cette impression de d'abandon me hante....
entre incompréhension et compréhension car bien entendu toutes mes relations finissent par la trahison, la lassitude, l'indifférence...
je comprends que face à mes comportements pas toujours trés adultes, on puisse se lasser...
mais suis-je la seule à ne pas tenir toujours la distance, à connaître des moments de découragement...
est-ce que cela fait de moi une personne que l'on laisse pour compte...
je sais que ça peut lasser, je demande souvent trop souvent sans doute de l'aide...
mais si je ne le fais pas on me reproche de ne pas demander assez d'aide et de tout vouloir gérer seule...
j'en ai marre: autant d'efforts pour quoi?....je ne suis pas parfaite, n'ai-je pas le droit de faire quelques faux-pas par moment...
les autres promettent mille et une choses, prétendent avoir la solution à tous mes maux et puis face à leur impuissance, face à une maladie tellement irrationnelle et révoltante, ils se lassent et je reste là...
j'en ai vraiment assez, à quoi bon faire des efforts, à quoi bon tenter de sortir la tête de l'eau si tous quittent le navire à la moindre difficulté...
autant de promesses non tenues: jour et nuit je pourrais la ou le contacter...jamais je n'oserais déranger qui que ce soit dans sa vie privée....
je ne demande pas autant mais juste qu'on tienne ses promesses...
peut-être est-ce ingrat de ma part de prétendre cela puisque je n'ai pas toujours tenu mes promesses...mais dans des circonstances qui n'engageaient que moi...
suis-je trop sensible?
suis-je trop exigeante?
suis-je trop intransigeante?
suis-je trop impatiente?
suis-je trop tout simplement?
suis-je tout simplement de trop?
je ne sais plus, l'incertitude est source de confusion de dramatisation...
alors voilà je ne demande qu'une chose c'est qu'on me dise clairement ce qu'il en est
je peux comprendre une explication, je peux supporter d'avoir un retour négatif me concernant
mais je ne peux pas accepter le silence et l'absence...
peur...à quoi ça sert, à quoi ça sert...peur...
ça fait mal...je me déteste de régir ainsi...qui suis-je pour ça...peur...peur...

Posté par vivrelibre à 19:34 - au jour le jour... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2009

peut-être...

l'hyperactivité serait-elle un moyen de lutter contre la dépression?
je vais finir par le croire...
je sais pertinemment que si je me léve chaque matin pour m'hyperactiver, c'est avant tout pour ne pas rester couchée toute la journée
ce serait pire que tout...et puis il y a ces jours où je m'efforce de me convaincre que je vie comme tout le monde
...sauf que mon monde se restreint toujours plus...je vis de plus en plus en vase clos...
il y a ces moments où je parviens à m'ouvrir mais j'ai le sentiment au fond que c'est à chaque fois pour mieux me refermer,
confiance trahie, relation vide, confiance aveugle, relation à sens unique...
les autres me font peur à travers le regard qu'ils peuvent porter sur moi,
pas parano, mais toujours l'impression qu'on me juge négativement, qu'on se moque de moi,
et que finalement je ne peux pas faire confiance, je ne sais pas faire confiance,
et puis vient la culpabilité de ne pas parvenir à faire la part des choses, à ne pas pouvoir me fier à mon libre arbitre,
culpabilité, suivie de la honte de ne pas savoir me préserver, d'être trahie dans ma confiance,
le monde devient alors bien sournois et menaçant,
et je me referme sur moi-même et m'enferme dans ce quotidien ritualisé...
où il ne peut rien m'arriver puisque rien n'est laissé à l'imprévu, je peux m'y fier, mon quotidien ne me trahit jamais...
...sauf que mon quotidien m'enferme, et ne laisse plus de place à l'autre trop imprévisible...
comment sortir de cet enfer alors que sur le moment, je suis persuadée que c'est la seule façon de vivre qui m'est donnée...
rituels rassurants
rituels agaçants
rituels confiants
rituels absurdes
rituels qui me donnent l'illusion de trouver un sens à ma vie alors même que ce sont eux qui lui font perdre tout sens...

besoin de réassurance, besoin de sécurité,

les rituels remplacent une fonction maternelle qui a été quelque peu défaillante, mais ils ne changent pas les choses,

bien au contraire, les repéres sont tous aussi faussés et délirants...

quand vais-je donc accepter de vivre la dépression, la lutte contre l'anorexie continue malgré tout

mais les choses prennent une tournure déjà trop vécue: les symptômes sont moins présents au niveau alimentaire, je me tiens au plan mais....mais l'hyperactivité, les tocs, les pensées obsédantes, les comptages, les rituels reprennent de plus en plus de terrain...

jusqu'à l'épuisement, alors à quoi bon, à quoi bon tenir, si c'est pour vivre encore autant de jours qu'il m'en restent à vivre enfermée dans les rituels, coupée de tout contacts sociaux, coupée de toutes et tous, coupée de vie professionnelle, coupée du monde....

eh oui, je rêvais d'un autre monde

Posté par vivrelibre à 12:07 - au jour le jour... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 octobre 2009

vaut-il mieux...ou pas...?

se battre ou se laisser abattre...
     par l'angoisse, l'obsession, les tocs, la peur,
.........je fais le tour de moi-même sans parvenir à m'échapper...
                                                   seule face à moi, seule avec moi-même, tout remonte en fléche

pourtant je croyais avoir fait le plus dur....
il reste ce 0,01 pour cent contre lequel je n'arrive pas à  lutter, à tenir...
    

face à l'angoisse, une seule réponse l'hyperactivité: toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus mal....

        et malgré tout tenir mais jusqu'à quand vivre cette vie qui ne ressemble plus à rien...
vie solitaire, où l'autre à de moins en moins de place...peur...peur de moi-même...mais comment lutter, tenir


                                       j'étais presque au bout du tunnel, j'ai l'impression d'avoir pris un virage à 180 degrés, je ne vois plus vraiment la lumiére...

et pourtant, je m'efforce de sauver la face, sauver les apparences et sourire, un peu, un tout petit peu...
faire croire...mais faire croire quoi à qui?!....
    alors l'angoisse de vivre reprend le dessus et
pour la combattre, une seule méthode l'hyperactivité...mais comment vais-je tenir...

angoisse, peur, vide, horreur, terreur, obsession obsédante, rituel rassurant épuisant, toujours la même journée, toujours les mêmes repéres hors du temps....

                                                     c'est quand même pas ça la vie....

et je rêvais d'un autre monde....

Posté par vivrelibre à 21:31 - au jour le jour... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2009

je suis ce que je suis...

je suis ce que je suis, même si ça ne plaît pas toujours, même si je ne me plais pas toujours...
voilà plus d'un an que je me cherche, que je fais le tour de mon monde pour me trouver moi-même(petit clin d'oeil à L.)
j'ai bien cru ne jamais y parvenir...
aujourd'hui, il reste encore tant de chemin à parcourir
mais je commence à réaliser que "je" me parle et prend du sens alors que je n'en avais jamais trouvé jusqu'à maintenant...
j'apprends à me connaître,
j'apprends à faire la paix avec moi-même et lentement me réconcilier avec moi-même,
je sais aujourd'hui ce que je veux,
je sais aujourd'hui ce que je désire,
et qu'importe si ça ne rentre pas dans les cases, si ça n'est pas dans la norme,
j'ai perdu trop de temps à me perdre au milieu de celles et ceux qui savaient mieux que moi ce que je désirais,
aujourd'hui, c'est seule que je peux enfin me construire,
et même si je ne me plais pas toujours, même si je me déteste bien souvent,
je ne laisserai jamais plus personne me façonner à son désir,
je suis ce que je suis, que l'on m'accepte ainsi ou que l'on passe son chemin,
je ne cherche plus à plaire au monde entier mais juste à me plaire sans jamais plus me complaire,
je suis ce que je suis et parfois j'en suis fiére,
le vilain petit canard est devenu salamandre qui renaît de ces cendres,
je suis ce que je suis avec mes immenses défauts et mes toutes petites qualités,
que ça plaise ou non,
j'ai pour moi la conscience d'être authentique, de ne plus me mentir, je l'ai trop fait, j'ai trop menti pour plaire...
aujourd'hui, je me construis pour de vrai, dans la vraie vie et vers un vrai avenir...
des portes s'ouvrent, d'autres se referment, qu'importe puisque je sais aujourd'hui sur qui je peux compter...ou pas...
les vrais amis, les vrais soutiens ceux qui n'attendent rien en retour même pas que je vive et sois heureuse, sont rares,
mais aujourd'hui, je sais qu'ils existent et même s'ils sont peu nombreux, ils sont là et c'est sur eux que je peux compter...
j'ai été bien longtemps naïve à croire en la générosité et bonté humaines,
je me suis laissée écraser, rabaisser bien trop crédule dans un monde qui ne me convenait pas...
le monde est aujourd'hui ce qu'il est, sans vouloir le changer, je change juste mon monde...et ça me plaît..
c'est un bon début, prometteur d'un avenir meilleur...
je suis ce que je suis, un point c'est tout.

Posté par vivrelibre à 11:37 - au jour le jour... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

nous n'aurions jamais dû nous connaître...

il y a deux ans tu ne voulais pas me croire,
il y a deux ans on m’avait dit qu’il ne fallait pas que j’y crois,
il y a deux ans que nos regards se sont croisés,
et puis tant pis, ni mal, ni bien,
deux ans plus tard, ça fait toujours aussi mal,
deux ans, plus tard, c’est encore et toujours toi,
ton souvenir ne me quitte pas,
cette envie de me blottir dans tes bras ne me quitte pas
ton silence,
tes rares mots me font mal,
je m’accroche à nos souvenirs,
à tous ces petits bouts de toi
qu’il reste en moi,
à ces petites traces de toi,

ce qu’il reste de toi
une image imprécise
une photo perdue dans un étrange vide
ce qu’il reste de toi
un jour de février
un invisible froid
des souvenirs à trier
un sentiment coupable
je mets des peurs à m’en remettre
plus que des bruits des kilométres
j’égare un peu ce qu’il reste de moi
au milieu de ce qu’il reste de toi
ce qu’il reste de toi
un regard sur ce pont
un pauvre jour de pluie
ce qu’il reste de toi une si longue absence
qui se moque de nous
une éternelle danse
un début d’utopie
le chaos de ta peau
dans l’enfer de mes nuits
du sommeil en morceaux
ce qu’il reste de toi
un comment un pourquoi
je me déteste de m’accrocher à ça
mais mon cœur reste un peu à toi

j’ai la naïveté de toujours vouloir y croire

comment faire pour se plaire
on est de la même terre
mais pas du même monde
quel enfer de se taire
et comment se parler ne serait-ce qu’une seconde
rien ne sert des préjugés des codes des barrières
donne-moi une chance
donne-moi au moins un concours de circonstances
donne-moi une chance
donne-moi au moins un doute, une coïncidence
j’ai le corps qui t’appelle
et le cœur qui te pense
donne-moi une chance
on s’évite, ça excite
bien sûr l’indifférence attise les envies
des regards qui s’égarent
on a beau le vouloir l’Autre nous ’interdit
et l’on part
mais dis-moi où peut-on se revoir
laisser aller nos êtres
apprendre à se connaître
un jour, un soir
et si nos âmes s’attirent
ne plus rien s’interdire
et puis voir ce qu’on peut devenir
donne-moi une chane
donne-toi une chance

mais ai-je une autre solution,
il faudrait que je puisse t’oublier,
on m’a dit qu’avec le temps
mais le temps passe
et toi tu restes là
dans ma tête, dans mon cœur,

tu sais que j’ai du mal encore à parler de toi
tu sais j’ai la voix qui se serre quand je te croise
tu sais j’ai le cœur qui se perd
je crois qu’il te pense un peu trop
c’est comme ça, c’est comme ça
j’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps
j’aurais aimé que mon chagrin ne dure qu’un instant
et tu sais j’espére au moins que tu m’entends
c’est dur de briser le silence
même dans les cris même dans la fête
c’est dur de combattre l’absence
car cette conne n’en fait qu’à sa tête
et personne ne peut comprendre
on a chacun sa propre histoire
on m’a dit qu’il fallait attendre que le peine devienne dérisoire
c’est comme ça, c’est comme ça
j’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps
j’aurais aimé que mon chagrin ne dure qu’un instant

on me demande l’impossible,
je voudrais te revoir
il faudrait se revoir
je ne peux m’empêcher d’y croire
un doux rêve,
une douce utopie,
un doux trésor,

j’aime mieux que tu m’aimes,
sans dépenser un sou,
moi je m’en moque,
j’envoie valser les trucs en tocs,
les cages dorées
toi quand tu me serres très fort,
c’est comme un trésor,
et ça, ça vaut de l’or
car quand on s’aime très fort,
c’est comme un trésor
et ça, ça vaut de l’or,
j’en connais des tas
qui feraient mieux de s’aimer
un peu comme nous qui nous aimons beaucoup
car quand on s’aime trés fort,
c’est comme un trésor,
et ça, ça vaut de l’or,
moi pour toujours j’envoie valser
les preuves d’amour en or plaqué
puisque tu me serres très fort
c’est là mon trésor,
c’est toi, toi qui vaut de l’or

et pourtant…
et pourtant…
c’est la vie qui nous a fait nous connaître,
c’est la vie qui nous a fait nous perdre,
et pourtant…
et pourtant…
tu m’as appris à dire les choses simplement,
tu m’as appris à dire…
tu m’as tant appris,
je voudrais pouvoir m’enfuir loin si loin
mais avec toi
tu sais
comme quand nous nous mettions à rêver tous les deux…
croire en l’impossible
c’est bien toi qui m’a appris qu’il fallait toujours y croire…
à ces jours où peut-être
loin de tout, loin de tous,
nous vivrions sans honte ni culpabilité toi et moi
nous pourrions vivre toi et moi là-bas si loin mais si prés de nous…
je n’arrive pas à ne pas y croire,
la vie nous a fait nous connaître,
la vie ne peut plus nous faire nous dé-connaître,
je ne peux pas vivre dans un souvenir,
avec une image aussi imprécise,
avec ces quelques souvenirs,
la plaie reste vive,
mes yeux remplis de larmes,
impossible de cicatriser des ces blessures-là,
il n’y a que toi qui le puisses,

c’est pas c’que tu crois,
juste que c’est pour ça
c’est pas c’que tu crois,
ce n’est qu’une chanson d’amis
d’amis pas d’amour,
ce n’est qu’une chanson d’amis
promis pas d’amour,
je ne t’aime pas
je t’aime bien
ça n’est pas ma main là dans la tienne
ta veste sur mes épaules,
non c’est pas c’que tu crois
juste que j’ai froid
ça n’est pas ma main là qui te gêne
oh je sais ça n’est pas drôle mais
c’est pas c’que tu crois
c’est juste comme ça
ce n’est qu’une chanson d’amis
d’amis pas d’amour
ce n’est qu’une chanson d’amis
promis pas d’amour
je ne t’aime pas
je t’aime bien
ça n’est pas pour celle que tu embrasses
pas pour ça que je pleure
non si c’est c’que tu crois
tu t’es trompé
ça n’est pas parce qu’elle a pris ma place
pas pour ça que je t’en veux si tu ne veux plus de moi
autant se quitter
avec une chanson d’amis
d’amis pas d’amour
avec cette chanson d’amis pas d’amour
ce n’est qu’une chanson promis mon amour
je ne t’aime pas
je t’aime bien
tu ne m’aimes plus
mais ça ne fait rien


tu le sais…
et je sais que…
mais voilà, il faudra sans doute apprendre à vivre sans...puisque…
la vie n’est pas un miracle
la vie nous a tant donné et avant de soudainement tout nous reprendre…
tu sais, je sais…
mais savons si…ne sait-on jamais…
tu m’as promis que tu m’emmènerais si un jour…


"je suis sûr qu’on se reverra…", ces mots, tes mots trottent en boucle dans mon esprit…que veux-tu dire par là, toi qui me disais il y a peu, il ne faut plus qu’on se voit, c’est trop dangereux. on avait juste le droit de s’envoyer un petit mot mais pas trop souvent, des fois que, on ne sait jamais…Et là, c’est toi qui reviens de plus en plus souvent… C’est toi qui recommences avec ces petites phrases et ces points de suspension...peut-être n’y-a-t-il rien derriére après tout…mais peut-être y-a-t-il ce quelque chose, l’indicible, l’interdit, un faut pas…mais peut-être y-a-t-il quelque chose à décoder là comme toutes ces autres fois.
il ne faut plus qu’on se revoit c’est bien trop dangereux…c’est bien toi qui le disais puisqu’à chaque fois, tu craques, puisqu’à chaque fois, je craque. Mais pourquoi nous reverrions-nous, déjà mon esprit s’égare. Ton silence revient en même temps que nos souvenirs. Et puis, je pense à ces mots : "la situation m’échappe, je ne suis plus neutre dans cette histoire, je ne peux plus rester neutre". Il y avait tant de choses à lire entre les lignes. Tu ne veux pas jouer avec moi, c’est moi qui me suis prise au jeu avec toi, nous savions que nous foncions dans un mur, nous n’avons pas su, pas pu nous en empêcher, peut-être même n’avons-nous pas voulu nous en empêcher.
Les sentiments ne se maîtrisent pas. Tu as toujours été sincére, je le sais quoiqu’on pourrait en dire et même si de ton côté, tu as douté de moi…forcément un jour ou l’autre, je me lasserais de toi…et pourtant, je suis toujours là à croire en toi, à croire en nous…et si toi tu y étais aussi ?…
tu réapparais depuis quelques temps, mystérieux, ne lâchant les mots qu’avec beaucoup de retenue…maintenant je te connais, tu ne fais rien, tu ne dis rien par hasard et tu sais que je le sais, alors pourquoi…
à qui la faute ? je refuse de croire que nous sommes fautifs, que nous sommes coupables…
ce que les autres pourraient en penser m’importe peu, personne ne peut savoir ce qui nous unit, personne ne peut comprendre…il ne faut pas…mais pourquoi réapparaître…
et puis volontairement ou non, j’ai mis entre nous une distance en trouvant à nouveau refuge dans la maladie… j’ai cru pouvoir anesthésier mes sentiments grâce à elle…
aprés neuf mois de lutte avec moi-même, je refais surface, mes sentiments sont toujours là… et toi aussi, hasard ou coïncidence, tu réapparais…on m’a appris un jour que c’était quand il n’y avait plus d’espoir qu’on pouvait commencer à y croire… tu me l’as toujours dit, il n’y aucun espoir…mais y avait-il un seul espoir que l’on se croise ce jour-là ? nous sommes passés si souvent l’un à côté de l’autre sans nous voir, si proches et si lointains…
c’était impossible et pourtant, c’était bien toi et c’était bien moi…
et pourtant, un soir, nos regards se sont croisés, puis nos mains…
un sourire, un regard, tout était dit, personne ne devait le savoir puisqu’il n’y avait que nous pour y croire…
même sans espoir, pas à pas, tu es entré dans ma vie, je suis entrée dans la tienne…personne ne peut savoir, personne ne pourrait y croire disais-tu…
tu m’as aidée à guérir, j’y étais presque, j’avais promis de ne plus te décevoir de vivre quoiqu’il arrive, de vivre sans toi…
j’ai cru pouvoir vivre sans toi pour toi mais sans toi, je ne peux rien pour toi, je ne peux rien pour moi…
depuis plus rien n’est comme avant…dans tes bras, je me sentais invincible…
quoiqu’il arrive je pourrai toujours faire appel à toi…mais sans doute n’avais-tu pas prévu ce qu’il arriverait…entre nous, il y a ce fil…j’aimerais tellement ne pas y croire, ne plus y croire…avec le temps, tu étais persuadé que je t’oublierais, avec le temps, je ne peux que constater que tu me manques chaque jour plus…personne ne peut comprendre pas même nous…
un peu, un peu beaucoup…
regards complices volés ici et là ces jours, où il n’y avait pas de place pour nous…
qu’importe puisqu’il y avait ces jours, ces soirs, toutes ces minutes et secondes volées au détour, au hasard de nos vies…

écrit il y a quelques temps, les choses ont bien changé depuis mais certains jours ça fait toujours aussi mal...on ne guérit sans doute jamais de ce mal, de ce mal d'amour...
pour vivre heureux, vivons cachés…


Posté par vivrelibre à 11:28 - au jour le jour... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2009

voilà c'est fini...

voilà, c'est fin
on tant ressassé                                 on a tant remercié la vie de nous avoir fait rencontrés
les mêmes théories                                         les sentiments ont les maîtrisent pas

on a tellement tiré
chacun de notre côté                                je n'ai jamais voulu t'imposer, je n'ai jamais voulu m'imposer
 
                                                                               j'ai fini par me dire
                                                                             qu'on éviterait le pire,                                  mais le pire était à venir
                                                                             qu'il fallait mieux couper
                                                                               plutôt que déchirer                                     on n'a pas su se préserver sans se déchirer

j'ai fini par me dire
que p't'être on va guérir                               mais le mal d'amour ne se guérit pas comme ça
et que même si c'est non,
et que même si c'est con,                                     la vie reprend bine trop vite ce qu'elle a donné
tous les deux nous savons
que de toutes façons...                                                                  on ne sera jamais heureux tous les deux

                                                                                                                      voilà c'est fini
                                                                                                                      ne sois jamais amère        je ne peux m'en empêcher, c'était trop irréel
                                                                                                                      reste toujours sincère             je l'ai toujours été, tu en as toujours douté
                                                                                                                      t'as eu c'que t'as voulu             j'ai eu c'que j'ai voulu

                                                                                                                                                                           
                                                                                                                                                                            même si t'as pas voulu c'que t'as eu
                                                                                                         mais j'voulais pas ce que j'ai


voilà, c'est fini
nos deux mains se désserrent       mais mon coeur lui se serre
de s'être trop sérrées
la foule nous emporte                 en conflit avec le bien, le mal, tu n'as pas su résister
chacun de notre côté
c'est fini-hum, c'est fini                                                 tu disais qu'un jour on se retrouverait, tu disais qu'un jour...

à...dieu                       aujourd'hui j'ai choisi de te dire a-dieu...trop de souffrance,
                                    trop de souvenirs, trop d'émotions, trop d'espoirs déchus



les larmes coulent tu m'as fait mal, je t'ai fait confiance...tu m'as trahie, tu ne m'as jamais fait confiance...tu ne m'avais rien promis, je ne t'avais rien demandé...pourtant c'est bien toi ce jour-là qui m'a encouragée à prononcer ces trois petits mots magiques...
c'est fini, j'ai préféré arrêter le massacre-là...j'aurais pu faire trop de mal, j'ai failli faire trop de mal...tu disais me respecter et pourtant je me suis tant sentie trahie...
tes derniers mots ont été "méchante et malveillante"...suivis de "qu'attends-tu de moi"
on ne jouait sans doute pas dans la même cour d'école...
j'aurais pu être méchante, j'aurais pu briser ta vie, et pourtant, je me suis brisée dans le silence...tu n'as même pas l'air d'en être conscient...

C'est BEAU l'Amour...mais était-ce vraiment de l'Amour....
                                         ça fait mal et ça fait rien...
maintenant, je dois doublement guérir...d'un double TCA...alimentaire...amoureux...une double lutte entre alimentaire et amour....
même si je suis à bout de forces, je sais que je peux gagner le premier combat, le second...j'en doute plus que tout...
                                       tout s'est brisé en moi depuis, la vie que je trouvais si belle avec toi...est devenue terne et n'a plus de sens....l'espoir s'est envolé avec ta lâcheté...
                   mais je vais guérir de ce second TCA, sinon tu vas encore m'en vouloir de te faire volontairement du mal....
puisqu'il y a toujours un coupable, puisque tu es toujours la victime...
                           

Alors VOILA C'EST FINI.....

                                il ne me reste qu'à effacer les souvenirs ancrés au plus profond de ma mémoire....il va falloir du temps, de la patience...je n'ai pas d'autre choix...puisque tu as fait ton choix, sauver les apparences....et je ne peux même pas t'en vouloir...
                    MAIS VOILA C'EST FINI..........................................................






Posté par vivrelibre à 19:13 - au jour le jour... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 septembre 2009

ca fait du bien de l'entendre...

Sortie sans filet, sortie salutaire
Six semaine se sont écoulées.
Petite piqûre de rappel,l'heure est au bilan.
Pas trés rassurée, c'est vrai on ne sait jamais à quoi s'attendre avec ce cher Professeur.
Il en ressort un mot: POSITIF.
C'est bien la premiére fois que je l'entends et qu'il fait écho avec ce que je ressens.
Certes, il y a toujours des choses à améliorer.
Et cette douleur qui me harcéle, tout comme ces crises d'angoisse déjà trop vécues
Sentiment amer que je vais devoir vivre avec ces désagréments.
Espoir, il doit bien y avoir une solution. il faut la trouver.
Idée folle et inconsciente de tout plaquer, de repartir de rien au SOLEIL.
Certes, les démons ont suivi, la sérénité n'est pas toujours au rendez-vous.
Mais pour la premiére fois depuis le début de l'anorexie, j'ai su mettre à distance "la petite voix"
Forte de l'intériorisation de tous les conseils, toute l'aide, tout le soutien et toutes les discussions de dix mois d'hospit, je tiens, je tiens pas toujours facile, l'envie, le besoin de baisser les bras revient trop souvent mais il ne fait que passer...
Plus jamais, je ne veux retourner dans le microcosme tca-anorexie, comme l'alcoolique prend souvent en horreur l'alcool, je prends en horreur tout ce qui me rappelle à cette maladie, je ne veux plus voir "ça", je ne veux plus "subir" ça.
On pourra dire tout ce qu'on voudra et je m'inclue dans ce constat, mais les troubles alimentaires sont un vivier de personnes hypocrites, menteuses, manipulatrices, égocentriques, et bien d'autres. Tout ça bien entendu sous le couvert le maladie. La maladie est porte ouverte à tout, c'est parce que je suis malade...Certes mais que fait-on pour changer notre situation. S'en plaindre et une chose, s'y complaire et se faire plaindre en est une autre....Ni une question de volonté, ni une question de déclic, les tca s'abattent à coup de fourchettes, à coup de repas avalés. C'est le premier pas avant tout travail psychologique. Guérir est un apprentissage. Une rééducation de tous les instants...à l'image de la rééducation physique, la rééducation alimentaire est un travail de longue haleine si on veut, un jour, pouvoir tenir debout...


Posté par vivrelibre à 19:25 - au jour le jour... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 août 2009

elle a décidé de guérir...

Elle a décidé de guérir…Enfin, elle peut conjuguer ce verbe en toute sincérité sur un mode actif car elle veut guérir, elle veut y croire quoiqu’il lui en coûte, peu importe le prix à payer, peu importe les efforts à fournir,  sans bien savoir pourquoi ni comment elle sait enfin que CA EN VAUT LA PEINE. 

Elle déteste ce mail écrit, il y a prés trois ans qui transpire la complaisance, la fierté anorexique, sa fierté à avoir mis en échec autant de soignants et de mesures prises pour l’aider…tout avait échoué, c’était pour elle une sorte de gloire, il ne lui restait plus que ça. Pourtant ce mail lui a sauvé la vie car deux personnes ont eu l’audace de lire à travers les lignes un semblant de détresse dissimulé ici et là. Longtemps, elle a demandé de l’aide, elle voulait qu’on l’aide mais elle ne savait pas bien pourquoi. En apparence, elle se battait contre l’anorexie alors qu’au fond, elle se battait contre elle-même, parachevait son autodestruction en toute bonne conscience.

Et voilà qu’aujourd’hui, elle le sait, elle a vraiment décidé de guérir, elle veut sa guérison. Et, si elle ne sait plus bien quand elle est tombée malade, ni même quand elle a pris conscience qu’elle était malade, elle sait quand elle a décidé de guérir. Paradoxalement, c’est quand elle a arrêté de faire croire qu’elle voulait guérir pour reconnaître qu’elle ne voulait pas guérir. Tant elle était terrorisée à l’idée qu’on lui prenne, qu’on s’attaque à sa maladie, c’est tout ce qu’il lui restait et qui lui appartenait. A partir de là, il lui a été possible de parler de sa peur de guérir, de sa peur de perdre sa place de malade et tous les bénéfices secondaires qui en découlent. Peu à peu les choses se sont décantées, peu à peu avec une aide des plus précieuses, elle a accepté de faire confiance et ils ont accepté de lui faire encore une fois confiance. Elle a accepté de s’ouvrir, de parler d’elle, de parler de ce qu’elle contenait au fond d’elle-même depuis tant d’années honteusement et ils ont accepté de l’entendre, de l’écouter sans aucun jugement. Elle a rompu le silence et à mis en mots ces maux si douloureux, cette enfance, faite d’apparences, de non-dit, de non sens, de tabous, d’agressions, de transgressions, de peur, de honte. Elle a accepté de lâcher une partie de ce fardeau qui lui pèse tant et ils ont accepté de l’aider à le porter avec elle avant qu’elle ne puisse s’en défaire.

Après plusieurs mois d’une nouvelle guerre contre les démons du passé, ses peurs infantiles ou plus proches, ses angoisses, elle désire quitter le monde obscure et vain de l’anorexie pour rejoindre celui des vivants. Le monde des gens qui vivent sans l’obsession alimentaire. Les fantômes et les démons du passé commencent à sortir du placard, elle a moins peur de les affronter. Et peu à peu, ils cèdent la place à

la VIE.

Elle qui avait si peur de ne pas y parvenir, elle y va, elle franchi LE PAS le plus difficile et même s’il reste trébuchant, plus rien n’est grave car elle sait qu’elle finira toujours par se relever. Alors pas à pas, repas après repas, elle met de la distance entre l’anorexie et sa VIE, elle met de

la VIE

dans son monde au prix d’angoisses certaines mais elle sait que CA EN VAUT

LA PEINE.

Et qui sait peut-être qu’un jour elle, aussi, pourra partager un moment de CONVIVIALITE autour d’un repas sans crainte, sans peur, sans culpabilité. Pour en arriver là, elle sait qu’elle devra encore longtemps ce battre. Et déjà chaque repas pris devient une petite victoire qui la sépare un peu plus de l’anorexie. Il faudra donc encore des centaines et des centaines de repas plus ou moins angoissants pour trouver la sérénité. En se relevant, ses yeux se sont eux aussi relever, elle a pu percevoir un petit coin de CIEL BLEU, pas toujours très rose mais bien moins sombre que le macadam sur lequel elle usé tant de semelles afin de faire taire son angoisse. IMG_0193

 

" Affronte tes peurs elle deviendront inoffensives "

Le petit oiseau fragile et hésitant commence à prendre son envol. La chenille quitte le cocon "hospitalier" pour devenir papillon virevoltant de ses propres ailes. Dans le même temps, la petite fille aux yeux si tristes qui est en elle commence à grandir soutenue, encouragée par son médecin et sa femme. Et déjà sur son visage se dessine un sourire timide, pudique. Elle a trouvé au fond d’elle-même les ressources nécessaires pour se construire sur de nouvelles bases guidées par les deux personnes qui ont eu l’audace de croire à elle. Il lui faut effacer les dégâts d’une enfance toxique. Elle a mis du temps, beaucoup de temps mais elle a fini par avoir l’intelligence d’accepter vraiment l’aide qu’ils lui proposaient et surtout de la mettre en pratique.

Ses rêves d’enfant enfouis profondément remontent à la surface, bien entendu, certains ne seront plus réalisables, on ne peut rattraper le temps passé. Elle ne sera jamais la petite gymnaste qu’elle aurait tant désiré être. Mais d’autres, peuvent eux renaître et se concrétiser, il est encore temps. Elle doit juste s’en donner les moyens. C’est TOUT LE SENS que commence à prendre CHAQUE KILO récupéré dans la douleur d’un corps qui lui échappe et dans lequel elle a encore du mal à se reconnaître. Il ne reste qu’à espérer qu’avec le temps, tout finira par s’apaiser. Elle parviendra à vivre dans ce corps qu’elle l’accepte ou pas.

La vie c’est un peu comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. C’est sans doute, là, le charme de la vie, ne pas savoir à quoi s’attendre, s’adapter, accepter parce qu’on sait qu’il n’y a pas que des mauvais chocolats dans la boîte.

Depuis quelques temps, une phrase lui revient souvent en tête :

"il n’y a aucune gloire à se laisser crever de faim ni même se glorifier de sa maigreur cadavérique".

Encore plus paradoxale que l’anorexie, la guérison se fait dans la douleur : "guérir demande du temps, de la patience, de la résistance aux démons anorexiques qui rôdent prêts à jaillir à la moindre faille. Guérir, ça fait mal. Guérir fait même parfois plus mal que la maladie elle-même. L’envie de baisser les bras devient de plus en plus forte, c’est à ce moment que quelques mots prononcés au détour d’un couloir d’hôpital résonne dans son esprit : "l’anorexie n’a plus de place dans ta vie[…], je crois en toi[…], j’ai confiance en toi[…], tu vas réussir[…]". Et bien d’autres encore. Guérir est une souffrance temporaire pour accéder au mieux-être, un passage obligé, une condition nécessaire. On le lui a dit c’est du plus profond de la souffrance que naît le courage…et sans doute l’espoir.

Alors hésitante, sans trop savoir pourquoi elle retrousse ses manches reprend son souffle et repart au COMBAT. Car elle a enfin compris que la guérison est la clé de la liberté retrouvée, l’anorexie n’est que l’illusion d’une liberté aliénante. Tout en reprenant sa propre liberté, elle rend sa liberté à son anorexie, espérant seulement qu’elle ne se vengera pas sur une autre.

Et puis elle sait qu’on ne peut pas sans cesse fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve car au détour d’un virage de vie, il risque de la rattraper donc autant le vivre dés à présent.

Elle qui a décidé de guérir,  chaque jour qui passe, c’est un peu plus moi puisque "j’ai décidé de guérir".

 

Posté par vivrelibre à 19:37 - au jour le jour... - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

début de la fin...

FIN de la premiére FIN...parce que le combat n'est jamais fini, parce qu'il faut toujours rester vigilante, parce que je suis loin d'être guérie, parce que j'ai encore besoin d'écrire mes ressentis ici, parce que même la page tournée, ELLE est toujours là prête à reprendre du terrain...et puis tout simplement parce que j'ai envie d'écrire et partager...

SEULE DEMANDE à l'attention de mes proches -ma famille- respectent mon souhait qu'ils ne lisent plus la suite...je n'aurai aucun moyen de le savoir mais je vous fais confiance...j'aimerais pouvoir me sentir libre d'écrire sans peur de faire du mal ou inquiéter -ce qui ne veut pas dire que mes écrits ne seront que négatifs-, qu'on se le disent-qui que soit...c'est mon jardin secret, j'aimerais le garder secret...non pas que je ne vous fasse pas confiance ou que j'ai quelque chose à cacher mais voilà je vous le demande....

Ainsi va la vie ce blog reprend vie et continue...une autre histoire est en train de s'écrire, pas facile mais ça vaut la peine...

la fin de la faim, la faim de vie, la vie tout simplement reprend ses droits...

merci

Posté par vivrelibre à 19:12 - au jour le jour... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2009

FIN...

FIN...il le faut bien un jour ou l'autre...j'arrête...une page se tourne, une autre histoire à écrire...

Posté par vivrelibre à 11:26 - au jour le jour... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juin 2009

c'est par où la sortie?...

...enfin...une porte s'ouvre...25 septembre-25 juin...9 mois...il faut 9 mois pour donner la vie...je m'attache sans doute trop aux symbôles...mais quand même j'ai envie d'y voir un signe...

une porte s'ouvre sur une nouvelle vie...entre peur et réjouissement, j'hésite...peut-être y-a-t-il un peu des deux...j'ai hâte de sortir, c'est une nouveauté...le concon hospitalier qui me sécurisait tant devient étouffant, oppressant...la vie à l'extérieur finit par m'apparaître moins terrible...les choses ont bien changé...quand je me retourne sur les mois passés, je ne peux que constater mes avancées...et étrangement, cette-fois j'y adhére, j'en suis même presque fiére...j'abats mes angoisses une à une...je sais ce qui me fait du mal, je n'ai plus envie ni besoin d'y retourner...c'est certain je risque de me prendre des claques dehors mais ce sont elles aussi qui me donneront l'impulsion nécessaire pour encore et toujours avancer...

en saturation extrême du milieu hospitalier je me réjouis de cette pensée, àpeine arrivée je n'avais qu'une peur sortir...aujoursd'hui je n'ai qu'une envie sortir...de la peur je suis passée à l'envie, si ce n'est pas un miracle, ça y ressemble bien...jamais je ne pensais avoir cette envie-là, jamais je pensais être capable de vivre à l'extérieur...alors même si je n'y suis pas encore j'en ai l'envie...j'ai enfin trouvé la porte de sortie, l'issue de secours, je me suis secourue, je me suis sauvée...je me sauve mais je ne m'enfuis pas...je pars d'un pas encore un peu fragile mais je pars volontairement, volontaire...je veux réussir ma sortie à défaut d'aoir réussi mon entrée...il y a eu un faux-départ, il y a eu des faux pas mais ça valait la peine...j'ai suffisamment poayé le prix maintenant, je peux m'offrir la liberté...maffranchir de l'alimentaire, passer à l'élémentaire, passer à la vie...

je ne veux pas avoir à ressmbler à ce que j'ai pu entrevoir, c'est bien triste de sombrer, de vieillir anorexique...il n'y a vraiment plus à rien à gagner, il était que je me réveille...j'aurais peut être dû le faire plus tôt, mais je ne pouvais peut-être pas car s'il faut 9 mois pour donner la vie, il en faut bien plus pour construire une identité, une humanité...

il est temps, il est vraiment temps de prendre mon envol, j'ai toutes les clés en main, il ne me reste plus qu'à ouvrir la bonne porte et puis vivre un peu beaucoup sans modération pleinement...et rattraper le temps, prendre le temps de vivre, de vivre pleinement...

j'ai envie d'y parvenir, j'ai envie de vivre...je vais y parvenir...je vais bien y parvenir...

Posté par vivrelibre à 17:30 - au jour le jour... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juin 2009

tourner la page, enfin, si seulement...

Et puis tourner la page…

Face aux ravages du passé, il me faudrait pouvoir tourner la page. Passer à autre chose. Tourner une page, changer le cours des choses. Mais je reste tiraillée par la peur. Tous ces mois passés à lutter, tenir dans l’espoir que les tensions et conflits s’apaisent et puis soudain un pour quoi apparaît fatalement. Et avec lui, l’envie de tout envoyer valser. Tu ne vas pas réduire à néant tous ces efforts, si prés du but. Pas facile de se convaincre, que la fatalité n’est pas toujours fatale, que les choses ne sont pas inscrites et se répètent inlassablement car moi, je me lasse de leur répétition, il faut toujours lutter, toujours rester vigilante. Et puis soudain un pour quoi vient balayer toutes mes convictions…

Seule face à moi-même mais comment ai-je pu en arriver là ? Et surtout comment tourner la page, le passé ne changera pas, je ne changerai ni les gens ni les événements mais j’aimerais que ma vie change…Beaucoup de monde autour de moi et pourtant j’éprouve un sentiment de solitude si fort, si aliénant. Seule face à moi-même, j’ai peur de me perdre et de repartir là où je me suis toujours réfugiée : dans le vide, seul réconfort face aux agressions extérieures. Cette fois devrait être la dernière, si seulement mon corps me laissait un peu en paix, si seulement mon corps se taisait un peu.

La sortie approche et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi fragile : j’aimerais parvenir à tourner cette page mais je reste tiraillée par la peur que la suivante reste blanche. Tourner la page sur les ravages des principes et des idées maternelles. Et si seulement, je pouvais déchirer cette page comme si ça n’était qu’un brouillon mais voilà, la réalité est là.

Et dire que j’ai mis plus de 30ans avant de me rendre compte que ce que je vivais n’était pas vivable. Pendant toutes ces années, je me suis laissée faire, je l’ai laissée faire. Aujourd’hui, la petite fille que je n’ai jamais su protéger hurle en moi en silence martèle ce corps dans lequel elle n’a pas pu grandir. Cette petite fille que je retrouve sur les photos, un regard qui m’interpelle. Cette petite fille que j’ai continué à maltraiter me persécute aujourd’hui. "Elle" n’avait pas le droit mais je n’avais pas plus le droit. Et pourtant je n’ai fait que perpétrer silencieusement, insidieusement ses idées et ses principes. Aujourd’hui j’aimerais me rebeller, expulser la colère qui tape si fort à l’intérieur de moi-même que tout mon corps en souffre mais j’ai le sentiment que c’est trop tard, la tempête est passée, le calme n’est pas revenu, il ne reviendra pas. Et pourtant je m’efforce de croire qu’un jour, je vivrai en paix avec moi-même, avec cette petite fille qui me pardonnera de ne pas avoir su la préserver. "Elle" a toujours voulu me faire croire que j’avais choisi de vivre cette vie ici et maintenant dans cette famille-là avec cette mère-là et que puisque je l’avais choisi, je n’avais pas à me plaindre. "Elle" ne s’est jamais interrogée sur elle-même, elle a toujours pensé bien faire. "Elle, elle" n’a pas choisi cette fille-là. Face à mon renfermement, face à mon silence, elle n’a jamais voulu voir autre chose que sa souffrance infantile. Et "elle, elle" n’a pas choisi de vivre cette vie-là, ici et maintenant dans cette famille-là avec cette mère et cette fille-là… Non, "elle, elle" était victime, elle ne pouvait se défendre face à une mère tyrannique. "Elle, elle" a voulu faire autrement pour "elle" pas pour moi. Tantôt enfant réparateur, tantôt enfant  révélateur d’une enfance maternelle malheureuse, je me demande si un jour, j’ai pu être autre chose qu’une marionnette entre ses mains. Et dire que j’étais tout pour "elle" mais si peu pour moi. Aujourd’hui, je réalise que je me suis laissée faire sans réagir, j’aurais quand même pu m’en rendre compte plus tôt. Il me semble tellement décalé de n’en prendre conscience qu’aujourd’hui si soudainement après plus de 30 ans de bons et loyaux services. Pour autant, ce n’est pas à "elle" que j’aimerais pardonner mais à moi-même. "Elle, elle" ne changera pas, elle sera toujours aussi destructrice dans mon esprit si je ne parviens pas à mettre une distance affective suffisamment importante pour ne plus me laisser atteindre alors même qu’elle n’est pas présente physiquement. "Elle" m’a pourri la vie avec ses idées loufoques, ses principes délirants, ses idées farfelues. Il faut que je tourne cette page. La petite fille que j’étais a droit à autre chose même si rien ne sera jamais plus pareil même si la petite fille semble inconsolable, il faut que j’essaie de rattraper un peu du temps perdu, lui construire une existence et une identité propres, lui rendre un peu bonheur, la nourrir de joie de vivre.

L’anorexie n’a fait que prendre le relais d’une relation maternelle destructrice tout en me donnant l’illusion d’y trouver une échappatoire. Mais voilà, je ne vais pas reproduire le même schéma qu’ "elle" en ne voulant pas voir l’état dans lequel m’a mise l’anorexie. C’est sans doute à moi-même que je devrais pardonner d’avoir maltraiter ce corps, de l’avoir pris pour cible, médiateur du malaise, du mal-être, de la détresse, de la tristesse de toute une enfance. Il n’y est pour rien, lui. Il se venge pourtant en exprimant aujourd’hui toutes les douleurs et souffrances qu’il a subies et que j’ai refoulé. Il me faudrait sans doute pour guérir un jour aller à la rencontre de ce corps et le faire mien. Ca peut sembler si facile de l’extérieur mais si compliqué quand depuis toujours  il a été le lieu de tous les conflits et toutes les tensions d’une angoisse, d’une révolte, d’une détresse maternelle réprimée. Et finalement qu’il s’agisse d’ "elle" ou de l’anorexie, c’est un même combat contre la destruction identitaire. Si ce n’est pas la première fois que je mène ces combats, c’est pourtant la première fois que je les mène de front l’un et l’autre l’un avec l’autre, c’est la première fois que je mène le même combat contre "elleS". La première étape franchie, je doute d’avoir encore suffisamment de force et persévérance pour passer à la suivante. Et pourtant, il le faudra bien. Si seulement avec la sortie se profilait une autre sortie. Si seulement je profitais de ma sortie pour prendre ma revanche sur "elles". Il faudrait pour ça que mon corps se taise un temps soit peu, me libérer l’esprit de toutes ses tensions. Accepter ce corps comme le mien, accepter de prendre soin de ce corps, de mon corps, le laisser vivre au lieu de le réprimer. Ce serait une arme supplémentaire pour affronter la vie, une arme qui tomberait si justement dans un moment où je ne me suis jamais aussi sentie désarmée. Seuls quelques stigmates de l’anorexie appellent à prendre soin de la petite chose fragile que j’incarne à merveille, bien trop, trop bien.

La dernière étape sera sans doute celle de l’appropriation de mon corps comme étant le mien avec ses formes, ni trop ni trop peu, un retour à la normalité physique après les deux extrêmes d’une anormalité. Il n’y a sans doute pas d’autre solution que de la patience, de la persévérance et du temps. Après neuf mois de "jouvence"-chiffre symbolique comme je les surinvestis-, j’aimerais sortir et entrer pour de vrai dans la vraie vie, plus de maladie, juste une petite fragilité qui avec le temps finira par s’estomper…Vue idéaliste, idéalisée, utopique d’un nouveau départ mais peut-être pas tant que ça et si c’était vrai que les vilains petits canards finissent par devenir de jolis cygnes, si c’était vrai…

Merci à toute une équipe : Céline-une diét comme on n’en a jamais vu, Marie- une psy des plus empathiques, M. C.- un psy pas trop "-chiatre", Anne-Lise- aux débuts si difficiles, Fanny- toujours le bon mot au bon moment, c’est tout un art, Monsieur "Kilo" –ici ou ailleurs vous m’avez poussée dans mes derniers retranchements à m’ouvrir, vous avez réussi à trouver la faille de ma confiance et je crois avoir gagner la vôtre, Héléne- l’espoir en personne…merci pour votre patience, merci pour votre travail, merci pour votre constance, merci pour vos paroles et attentions si précieuses quand tout semble vous échapper, il est tellement rassurant de pouvoir s’y raccrocher…Merci de me tenir la main quand elle tremble et ne parvient pas à tourner la page pour écrire une nouvelle histoire…

et puis merci les filles, Marylin et Delphine, pour votre soutien, votre compréhension, compagnes de galéres, j'espére un jour que nous serons compagnes de bonheur...pleines d'espoir.... 

Posté par vivrelibre à 18:22 - au jour le jour... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juin 2009

démotivité/d'émotivité...motivée...

dans mes errances, j'avance...

                                             de mes erreurs, j'apprends...

                                                                                                                                                         regarde en arriére, tu te rends compte...

oui mais non...si fragile...

si seulement il était possible de vivre tout simplement...

                                                                            peur contre peur, la rage au ventre,

                                                                                                                                j'abats une à une les cartes du jeu anorexique pour le "je"...

                                                                                je ne veux plus jouer, je donne ma place...

qui part à la chasse de la vie, perd cette place aliénante...

                                                                                              pas de chance, on fait me confiance...

pas de chance, on continue à croire en moi...

pas de chance, non, BEAUCOUP de CHANCE...

                                                                                                     pas facile d'accepter la précieuse aide...

                                               pas l'habitude...

                                                                                                                                           et si ce n'était pas de la chance...

si c'était juste parce que quelques-uns ont l'INCONSCIENCE d'y croire...

                                                                           mais ne suis-je pas bien plus inconsciente quand je me perds dans mes délires...

un pas en avant, un pas en arriére...

                                                                                    j'erre sur le chemin sinueux de la guérison...

                                                                                              on me fait CONFIANCE...c'est tellement inespéré...

                                                            (pourtant, j'ai tout mis en oeuvre pour dissuader, démotiver...)

                                                                                          PASSEZ votre chemin, vous n'avez pas de temps à perdre avec moi...

                                                         mais AIDEZ-moi un peu quand même un peu...

                                                                                                       (mais non je ne veux pas d'aide...je n'ai pas besoin d'aide...)

                                        TOUT VA BIEN, ne vous en faîtes pas...

mais aidez-moi un peu...

                                                           oui mais pas comme ça...

                                                                                    pourtant pas de miracle...

                                                                                                                   mais répéter et répéter...s'acharner encore et toujours...

                                          [recommencer, chuter et se relever...]

on apprend tout de ses erreurs...

                                       aujourd'hui, je suis riche de ça et ça n'a pas de prix...

                                                          aujourd'hui, je peux enfin y croire...

                                                                                               aujourd'hui, je rechuterai peut-être demain...

mais aujourd'hui, je continuerai à avancer...

                                                                                [tomber et se relever...]

                                                                                  recommencer, tatônner sur le chemin de la VIE...

elle finira bien par m'accepter et vouloir de moi...

                                                                                                                      aujourd'hui, demain peut-être...

un jour sûrement...

Posté par vivrelibre à 09:37 - au jour le jour... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2009

parce que c'est toi, parce que c'est nous...

il y a deux ans tu ne voulais pas me croire,

il y a deux ans on m’avait dit qu’il ne fallait pas que j’y crois,

il y a deux ans que nos regards se sont croisés,

et puis tant pis, ni mal, ni bien,

deux ans plus tard, ça fait toujours aussi mal,

deux ans, plus tard, c’est encore et toujours toi,

ton souvenir ne me quitte pas,

cette envie de me blottir dans tes bras ne me quitte pas

ton silence,

tes rares mots me font mal,

je m’accroche à nos souvenirs,

à tous ces petits bouts de toi

qu’il reste en moi,

là ces petites traces de toi,

ce qu’il reste de toi

une image imprécise

une photo perdue dans un étrange vide

ce qu’il reste de toi

un jour de février

un invisible froid

des souvenirs à trier

un sentiment coupable

je mets des peurs à m’en remettre

plus que des bruits des kilométres

j’égare un peu ce qu’il reste de moi

au milieu de ce qu’il reste de toi

ce qu’il reste de toi

un regard sur ce pont

un pauvre jour de pluie

ce qu’il reste de toi une si longue absence

qui se moque de nous

une éternelle danse

un début d’utopie

le chaos de ta peau

dans l’enfer de mes nuits

du sommeil en morceaux

ce qu’il reste de toi

un comment un pourquoi

je me déteste de m’accrocher à ça

mais mon cœur reste un peu à toi

j’ai la naïveté de toujours vouloir y croire

                                             comment faire pour se plaire

                           on est de la même terre

                                           mais pas du même monde

                         quel enfer de se taire

                                          et comment se parler ne serait-ce qu’une seconde

                       rien ne sert des préjugés des codes des barrières

                                         donne-moi une chance

                     donne-moi au moins un concours de circonstances

                                       donne-moi une chance

                   donne-moi au moins un doute, une coïncidence   

                                      j’ai le corps qui t’appelle

                 et le cœur qui te pense

                                   donne-moi une chance

                on s’évite, ça excite

                                 bien sûr l’indifférence attise les envies

              des regards qui s’égarent

                               on a beau le vouloir l’Autre nous ’interdit

           et l’on part

                             mais dis-moi où peut-on se revoir

          laisser aller nos êtres

                           apprendre à se connaître

        un jour, un soir

                         et si nos âmes s’attirent

      ne plus rien s’interdire

                       et puis voir ce qu’on peut devenir

    donne-moi une chance

                      donne-toi une chance

mais ai-je une autre solution,

il faudrait que je puisse t’oublier,

on m’a dit qu’avec le temps

mais le temps passe

et toi tu restes là

dans ma tête, dans mon cœur,

ils ne peuvent pas savoir

ils ne sont pas nous

ils ne savent pas ce qu’on a pu vivre

                                                               tu sais que j’ai du mal encore à parler de toi

                                                              tu sais j’ai la voix qui se serre quand je te croise

                                                             tu sais j’ai le cœur qui se perd

                                                            je crois qu’il te pense un peu trop

                                                           c’est comme ça, c’est comme ça

                                                          j’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps

                                                         j’aurais aimé que mon chagrin ne dure qu’un instant

                                                        et tu sais j’espére au moins que tu m’entends

                                                       c’est dur de briser le silence

                                                     même dans les cris même dans la fête

                                                    c’est dur de combattre l’absence

                                                   car cette conne n’en fait qu’à sa tête

                                                  et personne ne peut comprendre

                                                 on a chacun sa propre histoire

                                                on m’a dit qu’il fallait attendre que le peine devienne dérisoire

                                               c’est comme ça, c’est comme ça

                                              j’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps

                                             j’aurais aimé que mon chagrin ne dure qu’un instant

on me demande l’impossible,

je voudrais te revoir

il faudrait se revoir

je ne peux m’empêcher d’y croire

un doux rêve,

une douce utopie,

un doux trésor,

                                         j’aime mieux que tu m’aimes,

                                        sans dépenser un sou,

                                       moi je m’en moque,

                                      j’envoie valser les trucs en tocs,

                                     les cages dorées

                                    toi quand tu me serres très fort,

                                   c’est comme un trésor,

                                  et ça, ça vaut de l’or

                                 car quand on s’aime très fort,

                                c’est comme un trésor

                               et ça, ça vaut de l’or,

                              j’en connais des tas

                             qui feraient mieux de s’aimer

                             un peu comme nous qui nous aimons beaucoup

                            car quand on s’aime trés fort,

                           c’est comme un trésor,

                          et ça, ça vaut de l’or,

                          moi pour toujours j’envoie valser

                         les preuves d’amour en or plaqué

                        puisque tu me serres très fort

                       c’est là mon trésor,

                      c’est toi, toi qui vaut de l’or

et pourtant…

et pourtant…

c’est la vie qui nous a fait nous connaître,

c’est la vie qui nous a fait nous perdre,

et pourtant…

et pourtant…

tu m’as appris à dire les choses simplement,

tu m’as appris à dire…

tu m’as tant appris,

je voudrais pouvoir m’enfuir loin si loin

mais avec toi

tu sais

comme quand nous nous mettions à rêver tous les deux…

croire en l’impossible

c’est bien toi qui m’a appris qu’il fallait toujours y croire…

à ces jours où peut-être

loin de tout, loin de tous,

nous vivrions sans honte ni culpabilité toi et moi

nous pourrions vivre toi et moi là-bas si loin mais si prés de nous…

je n’arrive pas à ne pas y croire,

la vie nous a fait nous connaître,

la vie ne peut plus nous faire nous dé-connaître,

je ne peux pas vivre dans un souvenir,

avec une image aussi imprécise,

avec ces quelques souvenirs,

la plaie reste vive,

mes yeux remplis de larmes,

impossible de cicatriser des ces blessures-là,

il n’y a que toi qui le puisses,

c’est pas c’que tu crois,

juste que c’est pour ça

c’est pas c’que tu crois,

ce n’est qu’une chanson d’amis

d’amis pas d’amour,

ce n’est qu’une chanson d’amis

promis pas d’amour,

je ne t’aime pas

je t’aime bien

ça n’est pas ma main là dans la tienne

ta veste sur mes épaules,

non c’est pas c’que tu crois

juste que j’ai froid

ça n’est pas ma main là qui te gêne

oh je sais ça n’est pas drôle mais

c’est pas c’que tu crois

c’est juste comme ça

ce n’est qu’une chanson d’amis

d’amis pas d’amour

ce n’est qu’une chanson d’amis

promis pas d’amour

je ne t’aime pas

je t’aime bien

ça n’est pas pour celle que tu embrasses

pas pour ça que je pleure

non si c’est c’que tu crois

tu t’es trompé

ça n’est pas parce qu’elle a pris ma place

pas pour ça que je t’en veux si tu ne veux plus de moi

autant se quitter

avec une chanson d’amis

d’amis pas d’amour

avec cette chanson d’amis pas d’amour

ce n’est qu’une chanson promis mon amour

je ne t’aime pas

je t’aime bien

tu ne m’aimes plus

mais ça ne fait rien

tu le sais…

et je sais que…

mais voilà, il faudra sans doute apprendre à vivre sans...puisque…

la vie n’est pas un miracle

la vie nous a tant donné et avant de soudainement tout nous reprendre…

tu sais, je sais…

mais savons si…ne sait-on jamais…

tu m’as promis que tu m’emmènerais si un jour…

il faut toujours tenir ses promesses

c'est toi qui me l'as dit...

Posté par vivrelibre à 20:31 - au jour le jour... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2009

passage/pas-sage....

lassée, ça a trop duré...mais est-ce l'anorexie qui a assez duré ou mon séjour ici?

les deux bien sur...

                  envie soudaine irrépréssible de partir....

                                              besoin de me préserver, envie de vivre autre chose autrement que ce microcosme anorexique...

                             envie de vivre simplement...sans négociations, sans angoisses pour des pâtes au beurre...

                                                                                                   comment ai-je pu tomber dans cet enfer?...je le sais maintenant...alors je devrais pouvoir en sortir....alors pourquoi je me sens de plus en plus enlisée...envie de tout lâcher...pas de chose on croit en moi...pas de chance on va m'aider...mais peut-on m'aider à m'appredre à m'aimer, peut-on m'aider à accepter ce corps qui ne me fait que souffrir, peut-on m'aider à me sentir bien dans cette peau de crocodile qui n'a jamais pu me protéger des agressions extérieures?...

peut-on donc seulement m'aider?...maintenant que je souhaite vraiment aller dans le même sens que le soin...je devrais en tirer des bénéfices alors pourquoi ce mal-être, ce mal au corps? pourquoi e ne parviens pas à m'accepter et à faire taire le cri de ce corps qui n'en peut plus de souffrir...

                                                  mon corps n'a jamais été mon ami...je n'ai pas beaucoup d'amis...peut-être pourrais-je commencer par m'en faire un ami de corps mais pour autant il faudrait déjà qu'il puisse m'appartenir...envie de tout lâcher aujourd'hui,ce soir...peur au ventre, ventre à terre...

                                                   demain est un autre jour me dira-t-on mais je sais que demain sera pire...

                                                                                         impasse passage pas sage...quand vais-je donc parvenir à faire enfin un pas sage...

fatiguée de lutter et voir les problémes s'accumuler au fur et à mesure de mes avancées, peur d'en résoudre un et que deux autres apparaissent comme pour me punir d'avoir un instant cru en des jours meilleurs...je ne devrais pas y croire...sans doute...

Posté par vivrelibre à 20:37 - au jour le jour... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2009

...ou pas...

acte volontaire ou pas? acte inconscient, c'est certain...

ça fait mal mais la douleur physique n'est tellement rien à côté de la douleur psychique...pourquoi ce besoin en moi...

pourtant je veux guérir...

pourtant je veux me donner les moyens de guérir...

et puis tout s'accélére...je ne voulais pas, je ne voulais plus...je n'avais pas eu si peur il y apresque 2ans...il fallait que je ressente si j'étais bien sure de ne plus en vouloir sans doute...c'est nul...mais nouveauté, si c'est nul, je ne suis pas nulle...c'est juste cette maladie qui l'est...c'est pas toujours celui qui le dit qui l'est...

un jour ou l'autre, ça devait arriver, je ne vais pas me plaindre...j'assume.point final...

je ne recommencerai plus,

j'aimerais faire la paix avec ce corps avec mon corps: il n'y est pour rien lui...il n'a toujours été que la cible d'une emprise perverse...

                                     alors il serait temps vraiment temps que je me réconcillie avec lui, il n'y est pour rien si on l'afait soufrir et m'a fait souffrir à travers lui...

un faux-erreur, une erreur, une illusion, un non-sens, un échec de plus...non je ne veux pas y croire,                                                                                              

                                                                                                        je  vais rebondir, je vais me relever et y parvenir,

                                                                                           trop de pression, trop de tensions...il faut être pris pour ne plus s'y laisser prendre...

à l'avenir, je devrai être plus vigilante...je ne veux plus décevoir, je ne veux plus me décevoir...c'est nul je ne suis pas nulle...je ne suis pas, plus une minable qui met tout en échec...

                                                      ça suffit me dit-elle, je lui fais confiance, donc oui ça suffit....

                                                      arrête me dit-elle, je lui fais confiance donc oui j'arrête...

je ne suis pas une minable, je ne me laisserai plus prendre au piége...je n'en veux plus de cette"..."d'anorexie, ça a trop duré...

j'arrête,

                                                                   ni minimiser ni dramatiser, ce qui est fait est fait et n'est plus à faire, ni à refaire...

                                              tout a brûlé en moi soudainement mais ma détermination, ma conviction, ma certitude restent bien intactes

je guérirai, je me guérirai, je serai plus forte que leurs idées et principes ravageurs et dévastateurs...assez de dégâts...                                                      

                                                                                                               je guérirai, j'y travaille,

                          bientôt la fin...bientôt la fin de la faim...

                                                                          bientôt, dés que possible, le début de la fin, le début de la vie...sans elle mais avec les autres...

Posté par vivrelibre à 13:34 - au jour le jour... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »