les vacances au soleil ou presque...
Eh voilà, nous y sommes…les vacances dans le sud…et ô miracle internet en prime…j’envoie donc à tous les malheureux qui sont restés au froid et à la pluie plein de pensées ensoleillées même si nous avons déjà eu un méga orage hier et que le mistral souffle…et malgré ces 30°, je continue à avoir froid…je ne sais que dire face à toutes vos preuves d’amitié et de soutien…je ne sais que dire…je ne peux que vous remercier…alors oui j’aimerais vous dire qu’ici tout a changé, la maladie, les angoisses sont restées dans les Vosges…oh que oui j’aimerais…malheureusement…c’est loin d’être le cas…pour faire court, un petit résumé de la situation : je suis chez le frère de mon père, normalement sa femme et lui devaient être partis mais face au mauvais des temps Alpes ils sont revenus…beaucoup de monde, des gens tous aussi gentils et chaleureux les uns que les autres, l’amie de mon père qui est formidable de compréhension…malgré le soleil, malgré le charme du petit village où je me trouve, malgré les belles ballades, malgré, malgré…la maladie reste plus que présente…manger sous des regards inconnus reste une épreuve terrible…trop d’angoisses dont je me culpabilise alors déçue de moi-même je m’isole pour manger…tout le monde est bien compréhensif, tout le monde me dit que je ne dois pas culpabiliser, que l’essentiel c’est que je sois à l’aise…mais voilà, je n’y arrive pas et je m’en veux terriblement…tout comme je m’en veux de ne pas réussir à entrer en contact avec mon père… ça me gêne terriblement, mais je ne peux pas, j’ai beau le vouloir, je ne peux pas…enfin c’est comme ça, c’est la vie dira-t-on…heureusement, il y malgré tout quelques bons moments, de belles ballades, des échanges très enrichissants…mais mes pensées sont ailleurs, mes pensées sont restées avec lui…et ce moment trop court passé ensemble juste avant que nous partions…je m’en veux d’avoir eu cette révolte face à une de ses remarques…je m’en veux de le faire souffrir…j’ai le sentiment que plus ou moins inconsciemment, je fais tout pour qu’il me déteste…lui me dit que c’est impossible, il ne pourra jamais me détester…malheureusement, face à notre situation complexe, il n’a pas de solution lui non plus, lui culpabilise de m’avoir entraînée dans cette situation, moi je culpabilise de l’y avoir entraîné…chacun de nous se bataille le monopole de la responsabilité de cette situation…pour finalement trouver un semblant d’accord sur le fait que c’est la vie qui est mal faite et nous voilà partis à vouloir refaire l’histoire avec des si…sa présence m’a rassurée, il m’a rassurée, je me sens tellement bien avec lui…je l’aime tant…il m’aime tant… mais il y a cet obstacle entre nous…les sentiments ne se maîtrisent pas…nous aurions tellement voulu ne pas en arriver là, ne pas souffrir d’une relation impossible…alors que faire… ?il n’y pas de situation miracle, je me rattache à un lointain espoir…mais je me fais sans doute des illusions…je ne devrais pas y croire…mais je ne peux m’empêcher…alors en attendant, vivons au jour le jour, prenons ce qu’il y a à prendre et ainsi va la vie…la vie est quand même injuste, elle nous face à un bonheur inaccessible…certes il faut toujours garder espoir…mais là, j’ai vraiment du mal à en voir…juste après le sujet de philo au bac : peut-on désirer sans souffrir ? je ne vois qu’une thèse pas d’antithèse…malheureusement…