compte rendu d'une journée pas ordinaire...
hier soir bouffée oppressante d’angoisse en mangeant…j’ai ressenti une brûlure à la ceinture qui pour moi est synonyme de prise de poids…le fait est qu’aujourd’hui j’allais être pesée chez une nutritionniste alors que je ne suis pas montée sur la balance…peur contre peur, j’ai du lutter malgré l’angoisse pour finir mon assiette et le reste de mon repas nocturne dans les larmes à passé 4h du mat après une méga crise de spasmes intestinaux identiques à ceux que j’avais avec les laxatifs à la fin quand ils n’étaient plus efficaces…heureusement que j’ai jeté toutes les boîtes,il y a un mois sinon je me serais crue folle : aurais-je pris une boîte sans m’en rendre compte ?…j’en peux plus de ces situations mais je suis fière d’avoir tenu au lieu de fuir et aller me coucher assommée par une boîte de temesta…la nuit a été plus qu’agitée…la matinée,véritable marathon pour faire taire l’angoisse…dira-t-on…et puis l’heure du rv est arrivée…persuadée que j’allais explosé le chiffre d’autant que je suis dans une période de 3 semaines de constipation(merci les laxat’)…le médecin commence à perler de sonde avant même que je monte sur la balance…angoisse…et puis allez le moment fatidique arrive…et là je me rends compte à quel point on en vient à être complètement à côté de la plaque, même plus à même de reconnaître ses sensations et les distinguer de l’angoisse…la balance indiquait tout sauf une prise de poids…rien de dramatique j’ai encore un peu de marge…selon moi…elle me parle d’hospit’…de son collègue qui me suit officiellement responsable du service…oui l’hospit est prévue en septembre oui…mais il faudrait voir à l’avancer…non…non …non…je ne peux pas…j’ai peur…je ne veux pas de sonde, je me le suis jurée…les signes vitaux sont pas top mais ça reste limite…la seule chose qui me pose problème vraiment c’est cette fatigue et lassitude psychique…je ne supporte plus la situation, je n’arrive pas à la changer et je m’en veux, je me culpabilise de ne pas y parvenir…en revanche,je n’aime pas,j’ai menti en disant prendre un demi complément alimentaire…j’ai honte…ensuite j’ai enchaîné par le groupe de parole du mardi dans le hall du bocage je croise le pr rigaud qui a eu une petite attention qui m’a touchée… :tu tiens le coup, faut tenir hein…mais il a enchaîné à nouveau sur cette idée d’hospit’…je me suis mise à paniquer…pourquoi lui aussi…et puis le groupe de parole…je n’ai rien dit, j’étais au bord des larmes, ça parlait vêtement-copain-peur qu’on vole sa valise pendant l’avion pour tunis, le drame-bonbons-gâteaux-conflits avec une infirmière qui a toujours été adorable avec moi…j’étais ailleurs…à mille lieues de ces idées là…à la fin la psy repart avec une amie et moi, elle prend de nos nouvelles surprise de notre silence…mon amie parle un peu de son lundi et la psy me demande comment ça va…les larmes montent, je n’arrive pas à les contenir…je suis fatiguée…fatiguée…elle me demande d’accepter l’hospit…une place se libérer mi juillet…je ne peux pas rester comme ça à m’épuiser…mais je ne veux pas d’hospit avant septembre…c’est déjà bien trop tôt compte tenu de la précédente…j’ai peur tellement peur de cette hospit’ mais en même temps, ça n’a plus aucun sens de vivre comme ça….hier soir pour soulager cette douleur à la ceinture, j’étais prête à tout…j’avais envie de me faire du mal,il fallait qu’une douleur plus forte purement physique et sans qu’elle soit rattachée à l’angoisse de la prise de poids prenne le dessus…mais j’ai tenu bon…je vais encore tenir, j’ai toujours su tenir…