11 novembre 2009
c'est trop con la vie...
...on te la donne, on te la reprend, on te la vole...
dix neuf ans que tu es parti pour un long voyage...aller simple sans retour...
aujourd'hui, je ne suis pas triste pour toi, je ne suis plus triste pour toi...
je ne suis plus triste de ne pas avoir su te retenir, de ne pas avoir pu, de ne pas avoir dit l'indicible...
alors, aujourd'hui je ne devrais pas être triste...
mais j'ai compris l'incompréhensible, je sais pourquoi aujourd'hui je suis triste...
non pas de ne pas avoir pu te retenir mais de ne pas avoir eu ton courage et ta force et partir...
tu l'as bien compris cette vie ne vaut rien... pourtant, je m'acharne à croire que si...
tu as eu le courage et le respect de tes opinions, tu aurais sans doute préféré ne pas avoir à le faire...
cette vie ne te plaisait pas, alors tu es parti sans faire de bruit, comme à ton habitude sans te faire remarquer...
tu es allé jusqu'au bout de tes idées, j'aurais tant voulu te rejoindre sur ce banc de lycée,
tu avais l'air si triste, j'aurais voulu te parler, te dire que tu n'étais pas seul...
mais je n'ai jamais osé, peur de te déranger, peur que tu me prennes pour une folle...
peur de me tromper, je comprenais tellement ta solitude, et ta détresse mais je n'ai pas su te le dire...
depuis dix neuf ans, mon silence me hante, me harcéle...
pourtant ce coup de feu résonne en moi, chaque bruit me le rappelle, te rappelle...
j'aurais voulu avoir la force et le courage de te rejoindre...
je n'y suis jamais parvenue, même là, j'ai échoué...
j'espére toujours que là où tu te trouves, tu es heureux, tu le mérites tellement...
tu le mérites tout simplement...
FABIEN, je ne t'oublie pas...
FABIEN, je pense à toi...
si seulement, si seulement...
si seulement, si seulement.......
19 octobre 2009
juste vider son sac...
... parce que ça ne peut pas faire plus de mal...
... parce que je n'aurais jamais été capable d'écrire un tel message il y a quelques temps noyée sous l'emprise familiale...
... juste pour m'en libérer, sans haine, malgré une certaine amertume...
... juste parce qu'il est dommage d'en arriver là, mais parce que c'est avant tout et tout simplement salutaire...
"(...)j'ai assez entendu ce genre de propos durant 30ans aujourd'hui je tente de me construire sur des bases sans doute bien plus saines que toutes celles aux quelles vous tous avez voulu m'initier...pour des gens heureux,je trouve et ça n'est que mon ressenti que vous cherchez bien souvent le bonheur dans des poudres de perlinmpin, dans des écrits, dans des dérives ésotériques, dans des mouvements bio pour ne pas dire sectaires-la limite étant difficile a établir- ou autres...
pendant 30 ans, j'ai cru à vos refrains toujours les mêmes, rayés d'avoir été trop répétés...c'est ce qui m'a en partie détruite...alors maintenant stop, je ne veux plus de ces bonnes pensées pleines de bons principes ravageurs et dévastateurs...
si vous étiez si heureux que ça vous le savoureriez simplement sans chercher à convaincre qui que ce soi,ni passer par ce genre de textes bien caustiques qui se rient des gens normaux puisque vous devez sans doute vous considérez comme des gens au-dessus de la moyenne...vous tous là qui vous permettez de remettre en question tout et n'importe quoi, qui avez la prétention de changer voire même sauver le monde, si vous commenciez déjà par résoudre vos propres questions, vos propres conflits au lieu de se faire passer pour la victime d'une mére inhumaine...sans même vous rendre compte que ce que vous lui reprochiez vous l'avez reproduit sur vos propres enfants...aveuglés par votre souffrance d'enfant non résolue vous en êtes devenus aveugles à la détresse de vos propres enfants....alors avant de vouloir sauver le monde commencez par sauver votre monde...
et arrêtez de vous prendre pour des sur-humains qui connaissent tout sur tout...et qui ne sont même pas capables de vivre simplement et de saisir le bonheur qui se trouve tout simplement autour d'eux au lieu d'aller le chercher à l'autre bout du pays, du monde...
maintenant libres à vous tous de vivre comme vous l'entendez mais laissez également vivre en paix les gens qui ne vous ont rien demandé...et surtout commencez par nettoyer devant votre porte avant de le faire chez le voisin...ce serait bien plus intelligent que de vivre en microcosme où chacun est persuadé d'être le parfait éco-citoyen...
c'est triste, vriament triste d'en arriver là...
j'ai mis plus de 30 ans à le comprendre, grâce à l'aide de personnes saines j'apprends à m'en affranchir mais les traces et les images du passé ont la vie durent, les fantômes ont du mal à sortir du placard...30 ans que j'ai laissé faire ça, 30ans que j'ai accepté d'écouter vos bonnes pensées...il est beau le résultat....
heureusement l'histoire se finit bien grâce à ces gens qui ne cherchent pas le bonheur là où il n'est pas mais se contente de d'ouvrir les yeux et de savourer la vie simplement...
c'est triste vraiment triste...ça fait mal, vraiment mal de se sentir trahie par une partie de sa famille qui prétendait savoir quel était mon bonheur...depuis plus d'un an pourtant, j'apprends à vivre, à me construire et je réalise que la seule personne qui m'ait vraiment aimée et acceptée telle que je suis est mon pére...celui même que vous moi y compris avons tant dénigré...je découvre un homme respectable qui s'est laissé écrasé par un clan familial qui n'a de cesse de reporter leurs propres conflits sur les autres...
aujourd'hui, même si ça fait mal, je me bats pour guérir...loin de toutes ces pensées et idées, je n'ai jamais autant avancer et surtout appris à vivre...alors merci de respcter ma vie...vivez la vôtre sans chercher à envahir et convaincre de vos idées les autres...laissez-moi vivre..."
18 octobre 2009
sentiment pas légitime...
je l'avoue, j'ai cédé à la panique...sentiment d'abandon illégitime
mais compréhensible, enfin je pense, quand la panique m'envahit
en me donnant l'impression que les deux seules personnes en qui j'ai une confiance totale,
une confiance inconditionnelle, une confiance aveugle peut-être,
mais confiance qui a mis trois ans sans relâche à se construire,
confiance qui a si souvent été malmenée par divers intervenants sensés être thérapeutiques,
ces deux personnes savent tout de moi, jusqu'au plus profond de mon être,
ces deux personnes m'ont accompagnée dans les moments les plus difficiles,
ces deux personnes ont cru en moi même si les circonstances n'ont pas toujours été des plus favorables,
ces deux personnes ne m'ont jamais lâchée malgré mes faux-pas, mes mensonges, mes coups de gueule et d'opposition,
un lien, un fil que j'aimerais de plomb s'est tissé entre nous mais la peur reste là,
forcément eux aussi vont un jour se lasser, lâcher l'affaire, se désengager de leur combat...
quoi de plus normal me concernant...
je réalise que c'est de moi dont j'ai douté et non pas d'eux, et encore moins d'elle...
je n'aurais jamais du écrire ce que j'ai écrit sous la panique, l'angoisse la peur et le sentiment d'abandon,
mais je ne peux effacer ce que j'ai écrit, je ne peux effacer ce que j'ai écrit, je ne peux que l'assumer,
c'est déjà ça...
la solitude, l'enferment dans un monde de doutes, d'incompréhensions et de peurs suscitent des réactions démesurées...
il faut être pris pour être appris,
en espérant que ça ne se reproduise plus et que je conforte l'idée que je suis digne de confiance...
voilà, rien de plus à dire...
15 octobre 2009
sentiment d'abandon...légitime ou pas...?!
ai-je trop tendance à voir tout en noir actuellement, suis-je sujette à un accés de paranoïa? ou je ne sais quoi d'autres...
mais voilà, seule, loin je me sens abandonnée par les personnes qui comptent tellement pour moi depuis quelques années. ..
ces personnes pour lesquelles j'ai construit lentement mais sûrement des relations de confiance...
sentiment d'abandon réel ou délirant...je suis incapable de le savoir...
je ne sais pas, je ne sais plus...
cette impression de d'abandon me hante....
entre incompréhension et compréhension car bien entendu toutes mes relations finissent par la trahison, la lassitude, l'indifférence...
je comprends que face à mes comportements pas toujours trés adultes, on puisse se lasser...
mais suis-je la seule à ne pas tenir toujours la distance, à connaître des moments de découragement...
est-ce que cela fait de moi une personne que l'on laisse pour compte...
je sais que ça peut lasser, je demande souvent trop souvent sans doute de l'aide...
mais si je ne le fais pas on me reproche de ne pas demander assez d'aide et de tout vouloir gérer seule...
j'en ai marre: autant d'efforts pour quoi?....je ne suis pas parfaite, n'ai-je pas le droit de faire quelques faux-pas par moment...
les autres promettent mille et une choses, prétendent avoir la solution à tous mes maux et puis face à leur impuissance, face à une maladie tellement irrationnelle et révoltante, ils se lassent et je reste là...
j'en ai vraiment assez, à quoi bon faire des efforts, à quoi bon tenter de sortir la tête de l'eau si tous quittent le navire à la moindre difficulté...
autant de promesses non tenues: jour et nuit je pourrais la ou le contacter...jamais je n'oserais déranger qui que ce soit dans sa vie privée....
je ne demande pas autant mais juste qu'on tienne ses promesses...
peut-être est-ce ingrat de ma part de prétendre cela puisque je n'ai pas toujours tenu mes promesses...mais dans des circonstances qui n'engageaient que moi...
suis-je trop sensible?
suis-je trop exigeante?
suis-je trop intransigeante?
suis-je trop impatiente?
suis-je trop tout simplement?
suis-je tout simplement de trop?
je ne sais plus, l'incertitude est source de confusion de dramatisation...
alors voilà je ne demande qu'une chose c'est qu'on me dise clairement ce qu'il en est
je peux comprendre une explication, je peux supporter d'avoir un retour négatif me concernant
mais je ne peux pas accepter le silence et l'absence...
peur...à quoi ça sert, à quoi ça sert...peur...
ça fait mal...je me déteste de régir ainsi...qui suis-je pour ça...peur...peur...
11 octobre 2009
peut-être...
l'hyperactivité serait-elle un moyen de lutter contre la dépression?
je vais finir par le croire...
je sais pertinemment que si je me léve chaque matin pour m'hyperactiver, c'est avant tout pour ne pas rester couchée toute la journée
ce serait pire que tout...et puis il y a ces jours où je m'efforce de me convaincre que je vie comme tout le monde
...sauf que mon monde se restreint toujours plus...je vis de plus en plus en vase clos...
il y a ces moments où je parviens à m'ouvrir mais j'ai le sentiment au fond que c'est à chaque fois pour mieux me refermer,
confiance trahie, relation vide, confiance aveugle, relation à sens unique...
les autres me font peur à travers le regard qu'ils peuvent porter sur moi,
pas parano, mais toujours l'impression qu'on me juge négativement, qu'on se moque de moi,
et que finalement je ne peux pas faire confiance, je ne sais pas faire confiance,
et puis vient la culpabilité de ne pas parvenir à faire la part des choses, à ne pas pouvoir me fier à mon libre arbitre,
culpabilité, suivie de la honte de ne pas savoir me préserver, d'être trahie dans ma confiance,
le monde devient alors bien sournois et menaçant,
et je me referme sur moi-même et m'enferme dans ce quotidien ritualisé...
où il ne peut rien m'arriver puisque rien n'est laissé à l'imprévu, je peux m'y fier, mon quotidien ne me trahit jamais...
...sauf que mon quotidien m'enferme, et ne laisse plus de place à l'autre trop imprévisible...
comment sortir de cet enfer alors que sur le moment, je suis persuadée que c'est la seule façon de vivre qui m'est donnée...
rituels rassurants
rituels agaçants
rituels confiants
rituels absurdes
rituels qui me donnent l'illusion de trouver un sens à ma vie alors même que ce sont eux qui lui font perdre tout sens...
besoin de réassurance, besoin de sécurité,
les rituels remplacent une fonction maternelle qui a été quelque peu défaillante, mais ils ne changent pas les choses,
bien au contraire, les repéres sont tous aussi faussés et délirants...
quand vais-je donc accepter de vivre la dépression, la lutte contre l'anorexie continue malgré tout
mais les choses prennent une tournure déjà trop vécue: les symptômes sont moins présents au niveau alimentaire, je me tiens au plan mais....mais l'hyperactivité, les tocs, les pensées obsédantes, les comptages, les rituels reprennent de plus en plus de terrain...
jusqu'à l'épuisement, alors à quoi bon, à quoi bon tenir, si c'est pour vivre encore autant de jours qu'il m'en restent à vivre enfermée dans les rituels, coupée de tout contacts sociaux, coupée de toutes et tous, coupée de vie professionnelle, coupée du monde....
eh oui, je rêvais d'un autre monde
10 octobre 2009
vaut-il mieux...ou pas...?
se battre ou se laisser abattre...
par l'angoisse, l'obsession, les tocs, la peur,
.........je fais le tour de moi-même sans parvenir à m'échapper...
seule face à moi, seule avec moi-même, tout remonte en fléche
pourtant je croyais avoir fait le plus dur....
il reste ce 0,01 pour cent contre lequel je n'arrive pas à lutter, à tenir...
face à l'angoisse, une seule réponse l'hyperactivité: toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus mal....
et malgré tout tenir mais jusqu'à quand vivre cette vie qui ne ressemble plus à rien...
vie solitaire, où l'autre à de moins en moins de place...peur...peur de moi-même...mais comment lutter, tenir
j'étais presque au bout du tunnel, j'ai l'impression d'avoir pris un virage à 180 degrés, je ne vois plus vraiment la lumiére...
et pourtant, je m'efforce de sauver la face, sauver les apparences et sourire, un peu, un tout petit peu...
faire croire...mais faire croire quoi à qui?!....
alors l'angoisse de vivre reprend le dessus et pour la combattre, une seule méthode l'hyperactivité...mais comment vais-je tenir...
angoisse, peur, vide, horreur, terreur, obsession obsédante, rituel rassurant épuisant, toujours la même journée, toujours les mêmes repéres hors du temps....
c'est quand même pas ça la vie....
et je rêvais d'un autre monde....
02 octobre 2009
je suis ce que je suis...
je suis ce que je suis, même si ça ne plaît pas toujours, même si je ne me plais pas toujours...
voilà plus d'un an que je me cherche, que je fais le tour de mon monde pour me trouver moi-même(petit clin d'oeil à L.)
j'ai bien cru ne jamais y parvenir...
aujourd'hui, il reste encore tant de chemin à parcourir
mais je commence à réaliser que "je" me parle et prend du sens alors que je n'en avais jamais trouvé jusqu'à maintenant...
j'apprends à me connaître,
j'apprends à faire la paix avec moi-même et lentement me réconcilier avec moi-même,
je sais aujourd'hui ce que je veux,
je sais aujourd'hui ce que je désire,
et qu'importe si ça ne rentre pas dans les cases, si ça n'est pas dans la norme,
j'ai perdu trop de temps à me perdre au milieu de celles et ceux qui savaient mieux que moi ce que je désirais,
aujourd'hui, c'est seule que je peux enfin me construire,
et même si je ne me plais pas toujours, même si je me déteste bien souvent,
je ne laisserai jamais plus personne me façonner à son désir,
je suis ce que je suis, que l'on m'accepte ainsi ou que l'on passe son chemin,
je ne cherche plus à plaire au monde entier mais juste à me plaire sans jamais plus me complaire,
je suis ce que je suis et parfois j'en suis fiére,
le vilain petit canard est devenu salamandre qui renaît de ces cendres,
je suis ce que je suis avec mes immenses défauts et mes toutes petites qualités,
que ça plaise ou non,
j'ai pour moi la conscience d'être authentique, de ne plus me mentir, je l'ai trop fait, j'ai trop menti pour plaire...
aujourd'hui, je me construis pour de vrai, dans la vraie vie et vers un vrai avenir...
des portes s'ouvrent, d'autres se referment, qu'importe puisque je sais aujourd'hui sur qui je peux compter...ou pas...
les vrais amis, les vrais soutiens ceux qui n'attendent rien en retour même pas que je vive et sois heureuse, sont rares,
mais aujourd'hui, je sais qu'ils existent et même s'ils sont peu nombreux, ils sont là et c'est sur eux que je peux compter...
j'ai été bien longtemps naïve à croire en la générosité et bonté humaines,
je me suis laissée écraser, rabaisser bien trop crédule dans un monde qui ne me convenait pas...
le monde est aujourd'hui ce qu'il est, sans vouloir le changer, je change juste mon monde...et ça me plaît..
c'est un bon début, prometteur d'un avenir meilleur...
je suis ce que je suis, un point c'est tout.
nous n'aurions jamais dû nous connaître...
il y a deux ans tu ne voulais pas me croire,
il y a deux ans on m’avait dit qu’il ne fallait pas que j’y crois,
il y a deux ans que nos regards se sont croisés,
et puis tant pis, ni mal, ni bien,
deux ans plus tard, ça fait toujours aussi mal,
deux ans, plus tard, c’est encore et toujours toi,
ton souvenir ne me quitte pas,
cette envie de me blottir dans tes bras ne me quitte pas
ton silence,
tes rares mots me font mal,
je m’accroche à nos souvenirs,
à tous ces petits bouts de toi
qu’il reste en moi,
à ces petites traces de toi,
ce qu’il reste de toi
une image imprécise
une photo perdue dans un étrange vide
ce qu’il reste de toi
un jour de février
un invisible froid
des souvenirs à trier
un sentiment coupable
je mets des peurs à m’en remettre
plus que des bruits des kilométres
j’égare un peu ce qu’il reste de moi
au milieu de ce qu’il reste de toi
ce qu’il reste de toi
un regard sur ce pont
un pauvre jour de pluie
ce qu’il reste de toi une si longue absence
qui se moque de nous
une éternelle danse
un début d’utopie
le chaos de ta peau
dans l’enfer de mes nuits
du sommeil en morceaux
ce qu’il reste de toi
un comment un pourquoi
je me déteste de m’accrocher à ça
mais mon cœur reste un peu à toi
j’ai la naïveté de toujours vouloir y croire
comment faire pour se plaire
on est de la même terre
mais pas du même monde
quel enfer de se taire
et comment se parler ne serait-ce qu’une seconde
rien ne sert des préjugés des codes des barrières
donne-moi une chance
donne-moi au moins un concours de circonstances
donne-moi une chance
donne-moi au moins un doute, une coïncidence
j’ai le corps qui t’appelle
et le cœur qui te pense
donne-moi une chance
on s’évite, ça excite
bien sûr l’indifférence attise les envies
des regards qui s’égarent
on a beau le vouloir l’Autre nous ’interdit
et l’on part
mais dis-moi où peut-on se revoir
laisser aller nos êtres
apprendre à se connaître
un jour, un soir
et si nos âmes s’attirent
ne plus rien s’interdire
et puis voir ce qu’on peut devenir
donne-moi une chane
donne-toi une chance
mais ai-je une autre solution,
il faudrait que je puisse t’oublier,
on m’a dit qu’avec le temps
mais le temps passe
et toi tu restes là
dans ma tête, dans mon cœur,
tu sais que j’ai du mal encore à parler de toi
tu sais j’ai la voix qui se serre quand je te croise
tu sais j’ai le cœur qui se perd
je crois qu’il te pense un peu trop
c’est comme ça, c’est comme ça
j’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps
j’aurais aimé que mon chagrin ne dure qu’un instant
et tu sais j’espére au moins que tu m’entends
c’est dur de briser le silence
même dans les cris même dans la fête
c’est dur de combattre l’absence
car cette conne n’en fait qu’à sa tête
et personne ne peut comprendre
on a chacun sa propre histoire
on m’a dit qu’il fallait attendre que le peine devienne dérisoire
c’est comme ça, c’est comme ça
j’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps
j’aurais aimé que mon chagrin ne dure qu’un instant
on me demande l’impossible,
je voudrais te revoir
il faudrait se revoir
je ne peux m’empêcher d’y croire
un doux rêve,
une douce utopie,
un doux trésor,
j’aime mieux que tu m’aimes,
sans dépenser un sou,
moi je m’en moque,
j’envoie valser les trucs en tocs,
les cages dorées
toi quand tu me serres très fort,
c’est comme un trésor,
et ça, ça vaut de l’or
car quand on s’aime très fort,
c’est comme un trésor
et ça, ça vaut de l’or,
j’en connais des tas
qui feraient mieux de s’aimer
un peu comme nous qui nous aimons beaucoup
car quand on s’aime trés fort,
c’est comme un trésor,
et ça, ça vaut de l’or,
moi pour toujours j’envoie valser
les preuves d’amour en or plaqué
puisque tu me serres très fort
c’est là mon trésor,
c’est toi, toi qui vaut de l’or
et pourtant…
et pourtant…
c’est la vie qui nous a fait nous connaître,
c’est la vie qui nous a fait nous perdre,
et pourtant…
et pourtant…
tu m’as appris à dire les choses simplement,
tu m’as appris à dire…
tu m’as tant appris,
je voudrais pouvoir m’enfuir loin si loin
mais avec toi
tu sais
comme quand nous nous mettions à rêver tous les deux…
croire en l’impossible
c’est bien toi qui m’a appris qu’il fallait toujours y croire…
à ces jours où peut-être
loin de tout, loin de tous,
nous vivrions sans honte ni culpabilité toi et moi
nous pourrions vivre toi et moi là-bas si loin mais si prés de nous…
je n’arrive pas à ne pas y croire,
la vie nous a fait nous connaître,
la vie ne peut plus nous faire nous dé-connaître,
je ne peux pas vivre dans un souvenir,
avec une image aussi imprécise,
avec ces quelques souvenirs,
la plaie reste vive,
mes yeux remplis de larmes,
impossible de cicatriser des ces blessures-là,
il n’y a que toi qui le puisses,
c’est pas c’que tu crois,
juste que c’est pour ça
c’est pas c’que tu crois,
ce n’est qu’une chanson d’amis
d’amis pas d’amour,
ce n’est qu’une chanson d’amis
promis pas d’amour,
je ne t’aime pas
je t’aime bien
ça n’est pas ma main là dans la tienne
ta veste sur mes épaules,
non c’est pas c’que tu crois
juste que j’ai froid
ça n’est pas ma main là qui te gêne
oh je sais ça n’est pas drôle mais
c’est pas c’que tu crois
c’est juste comme ça
ce n’est qu’une chanson d’amis
d’amis pas d’amour
ce n’est qu’une chanson d’amis
promis pas d’amour
je ne t’aime pas
je t’aime bien
ça n’est pas pour celle que tu embrasses
pas pour ça que je pleure
non si c’est c’que tu crois
tu t’es trompé
ça n’est pas parce qu’elle a pris ma place
pas pour ça que je t’en veux si tu ne veux plus de moi
autant se quitter
avec une chanson d’amis
d’amis pas d’amour
avec cette chanson d’amis pas d’amour
ce n’est qu’une chanson promis mon amour
je ne t’aime pas
je t’aime bien
tu ne m’aimes plus
mais ça ne fait rien
tu le sais…
et je sais que…
mais voilà, il faudra sans doute apprendre à vivre sans...puisque…
la vie n’est pas un miracle
la vie nous a tant donné et avant de soudainement tout nous reprendre…
tu sais, je sais…
mais savons si…ne sait-on jamais…
tu m’as promis que tu m’emmènerais si un jour…
"je suis sûr qu’on se reverra…", ces mots, tes mots trottent en boucle dans mon esprit…que veux-tu dire par là, toi qui me disais il y a peu, il ne faut plus qu’on se voit, c’est trop dangereux. on avait juste le droit de s’envoyer un petit mot mais pas trop souvent, des fois que, on ne sait jamais…Et là, c’est toi qui reviens de plus en plus souvent… C’est toi qui recommences avec ces petites phrases et ces points de suspension...peut-être n’y-a-t-il rien derriére après tout…mais peut-être y-a-t-il ce quelque chose, l’indicible, l’interdit, un faut pas…mais peut-être y-a-t-il quelque chose à décoder là comme toutes ces autres fois.
il ne faut plus qu’on se revoit c’est bien trop dangereux…c’est bien toi qui le disais puisqu’à chaque fois, tu craques, puisqu’à chaque fois, je craque. Mais pourquoi nous reverrions-nous, déjà mon esprit s’égare. Ton silence revient en même temps que nos souvenirs. Et puis, je pense à ces mots : "la situation m’échappe, je ne suis plus neutre dans cette histoire, je ne peux plus rester neutre". Il y avait tant de choses à lire entre les lignes. Tu ne veux pas jouer avec moi, c’est moi qui me suis prise au jeu avec toi, nous savions que nous foncions dans un mur, nous n’avons pas su, pas pu nous en empêcher, peut-être même n’avons-nous pas voulu nous en empêcher.
Les sentiments ne se maîtrisent pas. Tu as toujours été sincére, je le sais quoiqu’on pourrait en dire et même si de ton côté, tu as douté de moi…forcément un jour ou l’autre, je me lasserais de toi…et pourtant, je suis toujours là à croire en toi, à croire en nous…et si toi tu y étais aussi ?…
tu réapparais depuis quelques temps, mystérieux, ne lâchant les mots qu’avec beaucoup de retenue…maintenant je te connais, tu ne fais rien, tu ne dis rien par hasard et tu sais que je le sais, alors pourquoi…
à qui la faute ? je refuse de croire que nous sommes fautifs, que nous sommes coupables…
ce que les autres pourraient en penser m’importe peu, personne ne peut savoir ce qui nous unit, personne ne peut comprendre…il ne faut pas…mais pourquoi réapparaître…
et puis volontairement ou non, j’ai mis entre nous une distance en trouvant à nouveau refuge dans la maladie… j’ai cru pouvoir anesthésier mes sentiments grâce à elle…
aprés neuf mois de lutte avec moi-même, je refais surface, mes sentiments sont toujours là… et toi aussi, hasard ou coïncidence, tu réapparais…on m’a appris un jour que c’était quand il n’y avait plus d’espoir qu’on pouvait commencer à y croire… tu me l’as toujours dit, il n’y aucun espoir…mais y avait-il un seul espoir que l’on se croise ce jour-là ? nous sommes passés si souvent l’un à côté de l’autre sans nous voir, si proches et si lointains…
c’était impossible et pourtant, c’était bien toi et c’était bien moi…
et pourtant, un soir, nos regards se sont croisés, puis nos mains…
un sourire, un regard, tout était dit, personne ne devait le savoir puisqu’il n’y avait que nous pour y croire…
même sans espoir, pas à pas, tu es entré dans ma vie, je suis entrée dans la tienne…personne ne peut savoir, personne ne pourrait y croire disais-tu…
tu m’as aidée à guérir, j’y étais presque, j’avais promis de ne plus te décevoir de vivre quoiqu’il arrive, de vivre sans toi…
j’ai cru pouvoir vivre sans toi pour toi mais sans toi, je ne peux rien pour toi, je ne peux rien pour moi…
depuis plus rien n’est comme avant…dans tes bras, je me sentais invincible…
quoiqu’il arrive je pourrai toujours faire appel à toi…mais sans doute n’avais-tu pas prévu ce qu’il arriverait…entre nous, il y a ce fil…j’aimerais tellement ne pas y croire, ne plus y croire…avec le temps, tu étais persuadé que je t’oublierais, avec le temps, je ne peux que constater que tu me manques chaque jour plus…personne ne peut comprendre pas même nous…
un peu, un peu beaucoup…
regards complices volés ici et là ces jours, où il n’y avait pas de place pour nous…
qu’importe puisqu’il y avait ces jours, ces soirs, toutes ces minutes et secondes volées au détour, au hasard de nos vies…
écrit il y a quelques temps, les choses ont bien changé depuis mais certains jours ça fait toujours aussi mal...on ne guérit sans doute jamais de ce mal, de ce mal d'amour...
pour vivre heureux, vivons cachés…
17 septembre 2009
voilà c'est fini...
voilà, c'est fin
on tant ressassé on a tant remercié la vie de nous avoir fait rencontrés
les mêmes théories
les sentiments ont les maîtrisent pas
on a tellement tiré
chacun de notre côté je n'ai jamais voulu t'imposer, je n'ai jamais voulu m'imposer
j'ai fini par me dire
qu'on éviterait le pire,
mais le pire était à venir
qu'il fallait mieux couper
plutôt que déchirer
on n'a pas su se préserver sans se déchirer
j'ai fini par me dire
que p't'être on va guérir mais le mal d'amour ne se guérit pas comme ça
et que même si c'est non,
et que même si c'est con, la vie reprend bine trop vite ce qu'elle a donné
tous les deux nous savons
que de toutes façons... on ne sera jamais heureux tous les deux
voilà c'est fini
ne sois jamais amère
je ne peux m'en empêcher, c'était trop irréel
reste toujours sincère
je l'ai toujours été, tu en as toujours douté
t'as eu c'que t'as voulu
j'ai eu c'que j'ai voulu
même si t'as pas voulu c'que t'as eu
mais j'voulais pas ce que j'ai
voilà, c'est fini
nos deux mains se désserrent mais mon coeur lui se serre
de s'être trop sérrées
la foule nous emporte en conflit avec le bien, le mal, tu n'as pas su résister
chacun de notre côté
c'est fini-hum, c'est fini tu disais qu'un jour on se retrouverait, tu disais qu'un jour...
à...dieu aujourd'hui j'ai choisi de te dire a-dieu...trop de souffrance,
trop de souvenirs, trop d'émotions, trop d'espoirs déchus
les larmes coulent tu m'as fait mal, je t'ai fait confiance...tu m'as trahie, tu ne m'as jamais fait confiance...tu ne m'avais rien promis, je ne t'avais rien demandé...pourtant c'est bien toi ce jour-là qui m'a encouragée à prononcer ces trois petits mots magiques...
c'est fini, j'ai préféré arrêter le massacre-là...j'aurais pu faire trop de mal, j'ai failli faire trop de mal...tu disais me respecter et pourtant je me suis tant sentie trahie...
tes derniers mots ont été "méchante et malveillante"...suivis de "qu'attends-tu de moi"
on ne jouait sans doute pas dans la même cour d'école...
j'aurais pu être méchante, j'aurais pu briser ta vie, et pourtant, je me suis brisée dans le silence...tu n'as même pas l'air d'en être conscient...
C'est BEAU l'Amour...mais était-ce vraiment de l'Amour....
ça fait mal et ça fait rien...
maintenant, je dois doublement guérir...d'un double TCA...alimentaire...amoureux...une double lutte entre alimentaire et amour....
même si je suis à bout de forces, je sais que je peux gagner le premier combat, le second...j'en doute plus que tout...
tout s'est brisé en moi depuis, la vie que je trouvais si belle avec toi...est devenue terne et n'a plus de sens....l'espoir s'est envolé avec ta lâcheté...
mais je vais guérir de ce second TCA, sinon tu vas encore m'en vouloir de te faire volontairement du mal....
puisqu'il y a toujours un coupable, puisque tu es toujours la victime...
Alors VOILA C'EST FINI.....
il ne me reste qu'à effacer les souvenirs ancrés au plus profond de ma mémoire....il va falloir du temps, de la patience...je n'ai pas d'autre choix...puisque tu as fait ton choix, sauver les apparences....et je ne peux même pas t'en vouloir...
MAIS VOILA C'EST FINI..........................................................
02 septembre 2009
ca fait du bien de l'entendre...
Sortie sans filet, sortie salutaire
Six semaine se sont écoulées.
Petite piqûre de rappel,l'heure est au bilan.
Pas trés rassurée, c'est vrai on ne sait jamais à quoi s'attendre avec ce cher Professeur.
Il en ressort un mot: POSITIF.
C'est bien la premiére fois que je l'entends et qu'il fait écho avec ce que je ressens.
Certes, il y a toujours des choses à améliorer.
Et cette douleur qui me harcéle, tout comme ces crises d'angoisse déjà trop vécues
Sentiment amer que je vais devoir vivre avec ces désagréments.
Espoir, il doit bien y avoir une solution. il faut la trouver.
Idée folle et inconsciente de tout plaquer, de repartir de rien au SOLEIL.
Certes, les démons ont suivi, la sérénité n'est pas toujours au rendez-vous.
Mais pour la premiére fois depuis le début de l'anorexie, j'ai su mettre à distance "la petite voix"
Forte de l'intériorisation de tous les conseils, toute l'aide, tout le soutien et toutes les discussions de dix mois d'hospit, je tiens, je tiens pas toujours facile, l'envie, le besoin de baisser les bras revient trop souvent mais il ne fait que passer...
Plus jamais, je ne veux retourner dans le microcosme tca-anorexie, comme l'alcoolique prend souvent en horreur l'alcool, je prends en horreur tout ce qui me rappelle à cette maladie, je ne veux plus voir "ça", je ne veux plus "subir" ça.
On pourra dire tout ce qu'on voudra et je m'inclue dans ce constat, mais les troubles alimentaires sont un vivier de personnes hypocrites, menteuses, manipulatrices, égocentriques, et bien d'autres. Tout ça bien entendu sous le couvert le maladie. La maladie est porte ouverte à tout, c'est parce que je suis malade...Certes mais que fait-on pour changer notre situation. S'en plaindre et une chose, s'y complaire et se faire plaindre en est une autre....Ni une question de volonté, ni une question de déclic, les tca s'abattent à coup de fourchettes, à coup de repas avalés. C'est le premier pas avant tout travail psychologique. Guérir est un apprentissage. Une rééducation de tous les instants...à l'image de la rééducation physique, la rééducation alimentaire est un travail de longue haleine si on veut, un jour, pouvoir tenir debout...





